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Patience, patience - PV Ana.

Message par Invité le Mar 3 Juin - 9:26

Patience, patience.

  Anastasia Gomez & Keziah Cooper.


Je ramais
Oui, clairement, il n'y avait pas d'autres mots, je ramais.

C'était frustrant, rageant, déprimant.. Parce que ça ne m'étais pas arrivé depuis un moment.

Kaspyan était une énigme pour moi..

Je m'étais levée de bonne heure ce matin. De trop bonne heure, à en croire les écuries vides à mon arrivée.
J'avais laissée, sur la porte du bureau de Mlle Gomez, un petit post it, lui demandant de me contacter lorsqu'elle aurait un moment, pour que je lui parle un peu de Kaspyan.
Peut être aurait-elle plus de détails à me donner, des indices qui m'éclaireraient..

Le faire sortir, dans le calme et le respect, avait encore une fois été une guerre.
Kaspyan était princier. Nul ne semblait avoir le droit de s'interposer face à son autorité. Cet idiot portait bien son nom, avais-je pensé, amusée.
Oui, j'insulte mes chevaux, comme je les complimente à outrance. Appelons ça l'amour vache. C'est de l'amour, n'en doutons pas.

Je lui avais passé le licol éthologique, difficilement, puis nous étions sortis.
Les 50 mètres qui nous séparaient du rond de longe avait été un calvaire. Chaque pas, ou presque, je m'arrêtais, faisais reculer Kaspyan, puis reprenais la marche, jusqu'à ce qu'il comprenne que non, je n'étais pas un jouet dans lequel on rentre.
50 mètres qui m'en parurent 500.
Je l'avais lâché dans le rond de longe, et m'étais assise sur la barrière, une cigarette au bec, le regardant faire le fou, avec un sourire.
Il était splendide.
Ses allures, aériennes, genoux relevés, queue en panache, nez en l'air, lui donnant un petit air d'anglo arabe qui me faisait rire.

Il ne s'était presque pas approché de moi, si ce n'est pour repartir plein pot après m'avoir doublé.
Rien de très encourageant.
Un instant, je m'étais demandé s'il jouait.
J'étais donc descendu dans le rond de longe, longe en corde en main, et avait littéralement "couru" après l'étalon, l'incitant à galoper, à grand renfort de claquement de langue et d'encouragements vocaux.

Je l'avouais, s'il se défoulait ainsi, moi, je me détendais.
Nous pouvions faire les fous, l'écurie était vide après tout.
Une nouvelle approche était nécessaire, celle du jeu serait peut être plus efficace..
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