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for the first time. {Napoléon de Buckweath}

Message par Invité le Mer 4 Juin - 16:51

autumn.


Quand Alicja avait entendu parler de Cuadra Eclipse, une écurie qui accueillait beaucoup de chevaux traumatisés, rescapés, elle s'était imaginée avec un cheval fougueux, sauvage et à moitié fou. Elle en avait connu beaucoup, des chevaux un peu tarés, dans son écurie à Varsovie. C'étaient des chevaux sauvés de l'abattoir, des chevaux dont personne ne voulait. Après tout quand on est une écurie familiale sans aucun objectif dans les compétitions, et sans même aucune volonté de sortir dans les compétitions, on ne voit aucun problème à passer des heures à travailler sur les mêmes chevaux. Ceux dont on ne peut rien tirer au début, mais qui finissent par devenir des chevaux au coeur d'or, qui donnent encore plus qu'un crack au potentiel infini.

Mais Alicja savait être prudente et réfléchie. Elle savait qu'elle ne pouvait pas se lancer dans une telle aventure comme ça, pas maintenant. Monter un cheval lors de cours, s'en occuper en étant dirigé et encadré par des moniteurs et palefreniers expérimentés, ça n'avait rien à voir avec une demi-pension, où elle se retrouverait la plupart du temps seule. Elle avait joué la carte de la sûreté, avait décidé d'être, non pas le maître d'école, mais l'élève. Pour cela, elle avait choisi un cheval qui pourrait, elle en était sûre, lui apprendre les rudiments d'avoir un cheval à soi. Et puis, par la même occasion, elle se rendait utile.

"Napoléon de Buckweath.", un pur sang anglais, comme elle les aimait. Il avait un âge idéal : 10 ans. Ni trop vieux, ni trop jeune. À cet âge, elle n'aurait sans doute pas l'occasion de lui apprendre beaucoup, mais elle pouvait, elle, se faire plaisir et apprendre sur son dos. C'était un hongre d'1m78. Elle allait sans doute faire un peu petite sur lui, d'autant qu'elle avait la carrure d'une crevette au régime -mais elle, n'était pas au régime; elle avait la chance d'avoir une nature mince, et elle pouvait manger autant qu'elle voulait. Inutile de dire qu'elle faisait des jaloux. Au contraire d'Alicja, Napoléon était un hongre tout de muscles et de force. Une grande encolure, une tête bien portée, des muscles saillants. On lui avait dit qu'il était "l'archétype parfait du cheval de complet" et ça l'arrangeait. Sa discipline préférée avait toujours été le dressage, mais elle aimait varier et elle aurait sans doute été frustrée si son cheval ne prenait plaisir qu'avec une seule discipline.
Si son physique n'avait pas été un des critères de sélection, il fallait bien l'avouer, Alicja était tombée amoureuse de sa jolie robe baie brune, de sa longue liste qui s'étalait de tout son long sur son chanfrein, et de ses jolies balzanes.

Elle l'avait vu une seule fois, lorsqu'elle était venu pour remplir les formalités et papiers d'inscription. Elle n'était pas déçue de son choix, parce qu'il était magnifique, encore plus que sur les photos. On lui avait parler un peu du cheval. Des podiums, des médailles, un crack, une blessure, un abandonné. C'était une vie assez commune pour un cheval de concours, mais ça l'avait quand même touché. Elle ne parvenait que difficilement à comprendre l'abandon d'un crack. C'était un très beau modèle, et avait une tête expressive, alors Alicja aurait pensé que les gens s'arracheraient un tel cheval. Mais non, même pas. Il n'était pas totalement seul au refuge, mais aucun cavalier ne semblait avoir eu de véritable coup de cœur sur lui.

Enfin, aucun sauf Alicja.

C'est ainsi qu'en ce mercredi après-midi, sa journée de cours fini, elle se hâta, chevauchant sa mobylette, jusqu'à Cuadra Del Eclipse. Elle passa entre le rond de longe et le manège, saluant au passage un cavalier qui marchait à l'épaule de son cheval, sortant sans doute d'une lourde séance si l'on en jugeait la robe du cheval, pleine de sueur. Elle passa près des barres d'attache et salua un autre cavalier. Elle prenait la peine de saluer tout le monde, après tout la cavalière comptait rester à l'écurie pour un long moment; il fallait bien qu'elle se fasse apprécier.
Napoléon se trouvait dans un box extérieur, dans l'allée de gauche. Gauchère, Alicja avait trouvé là un petit signe du destin assez amusant -Elle avait toujours aimé lier chaque élément au destin, c'était devenu une vraie manie-. Elle s'approcha du boxe de "son" cheval, claquant de la langue.
— Napoléon? Tu dors? Elle demanda, comme si elle s'attendait à une réponse, alors qu'elle s'arrêta devant la porte du box, son regard se mettant aussitôt à chercher la boule de muscles qui était censé se trouver dans le box.
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Le pur sang anglais lève à demi la tête à l'écoute de son nom et du claquement de langue. Pas vivement, plutôt avec lenteur et sans grand intérêt. Ses oreilles sont attentives et tournées vers toi. Ses yeux t'observent dans l'attente d'un mouvement ou d'un ordre. Toutefois, malgré tout cela, il reste immobile et ne lève pas un seul de ses membres vers la porte où tu te trouves.
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Re: for the first time. {Napoléon de Buckweath}

Message par Invité le Mer 4 Juin - 23:28



Le premier contact visuel était plutôt positif. Alicja ne s'était pas attendu à une quelconque réaction de la part du cheval, habituée à la lassitude des chevaux de clubs, mais était agréablement surprise en voyant qu'il lui avait tout de même accordé un regard intéressé, sans pour autant s'approcher d'elle.
Si un inconnu venait chez elle, sans doute qu'elle laisserait sa mère s'occuper de lui et qu'elle resterait dans son coin. C'était un peu, là, la même situation; Napoléon était chez lui, et il n'avait nul intérêt à perdre son précieux temps de repos à venir à la rencontre de quelqu'un qui, au premier abord, n'avait rien de plus que les palefreniers qui venaient s'occuper de lui. Elle avait même quelque chose de moins : elle n'apportait pas sa ration.
Mais la cavalière avait sa technique, technique bien connue des cavaliers désireux de laisser une bonne trace dans la mémoire de leur monture.
Elle sortit de sa poche un morceau de sucre et le déposa au creux de sa main, tendue vers le cheval.
— Oh, t'es réveillé. Salut toi. Tu te rappelles de moi? On s'est déjà vu, l'autre jour.
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Napoléon garde la même attitude lorsque tu t'adresses à lui. Il te regarde, l'œil terne. Le morceau de sucre ne provoque aucune réaction chez lui. Il ne fait pas un mouvement et se remet même à grignoter quelques brins de paille.
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