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Gorgeous Day [Andrea]

Message par Invité le Sam 5 Juil - 19:00

Gorgeous Day



Alors que Talia se dirigeais vers l'écurie, en cette matinée d'été couverte et surplombée d'un azur délavé même accompagnée d'une douce brise délassante, le temps paraissait s'arrêter. L'été ne faisait que prendre son envol, les herbes étaient encore vertes, les fleurs exhalaient toujours leurs parfums capiteux et l'atmosphère ne s'avérait pas trop étouffante. En effet, une fois la saison bien installée, l'herbe serait sûrement consumée, les fleurs plus occupées à ne pas se déshydrater et le tout dans une touffeur constante.  Le tout avait ses bonnes et ses mauvaises facettes, l'hiver ne valait pas mieux que l'été ni l'automne par rapport au printemps. Beaucoup disent ne pas aimer l'hiver, d'autres s'en remettent à l'automne et sa pluie quasi-permanente. Mais tout n'est en réalité que question d'opinion. Je dirais que la jeune anglaise, a une préférence pour les périodes fraîches, mais plus dans l'intérêt de sa jument que dans le sien. Quoi de plus importun, qu'une robe noire sous un astre torride ?

Malgré le fait que la chaleur ne se soit pas insupportable, cela lui avait suffit pour se vêtir d'un short en jean bleu marine et d'un tee-shirt assez banal, d'un gris terne voire usé. Ses cheveux rapidement attachés sur sa tête sous forme de chignon avait entre temps laissés échapper quelques mèches, qui à présent l'embêtaient quelque peu, mais pas assez pour qu'elle se résigne à se recoiffer. Cela, embellit par un visage fardé donnant un aspect désinvolte. Le seul élément d'un minimum appliqué était des  bottines et chaps en cuir noir. C'est en effet ce qu'il y a de mieux pour l'équitation. En vérité, Talia n'excédait pas en sérieux, elle ne dédaignait même pas mettre une bombe quand il ne s'agissait pas soit d'entraînement en carrière ou de compétition.

Aujourd'hui elle n'en avait donc pas prise. Mais elle s'était accrochée son sac à main en bandoulière, pour pouvoir monter plus facilement. L'écurie apparût enfin dans son champs de vision, et la jeune fille esquissa un sourire. Derrière elle, trottinait son jeune chiot, Lord. Cela devait bien faire plus de deux bonnes heures qu'ils cheminaient et la pauvre bête devait être excédée. Songeuse, et apitoyée par les gémissements, elle le pris dans ses bras, distraite. Chose qu'elle ne pouvait se permettre que parce que à 4 mois, il était encore tout léger. Comblé, il passa bien 5 minutes à tenter de lécher la figure de Talia, la langue encore pendante à cause de la température et de l'effort. Egayée, elle finit par se laisser faire, et ne déposa Lord qu'une fois arrivée. Se dirigeant vers l'allée de droite, elle chantonnait. Elle s'était décidée à aller à l'île aux oiseaux. On lui en avait dit long sur cet endroit épatant et plein de quiétude, et accessible en bateau.

Presque trop désireuse, elle s'engouffra dans le box de Kimbdy après avoir attachée son chiot pétulant à l'extérieur. La jument, qui se prélassait, tourna la tête vers elle et recula instinctivement jusqu'au fond de son box, oreilles couchées, tête haute. Elle était toujours aussi nerveuse. Mais dès la première peur passée, et l'ayant reconnue, la KPWN baissa sa garde, fermant à nouveau les yeux pour se détendre. La jeune femme, referma la porte derrière elle et s'approcha doucement de sa jument, lui susurrant des mots doux et rassurants. Il ne faudrait pas qu'elle aie des angoisses. Mais non, elle n'a pas peur, elle à les oreilles tombantes, et un air assouvi prête à se faire approcher. Saisissant donc une étrille et un bouchon qu'elle avait laissé dans le box la dernière fois,  la jeune blonde se met à la panser. Jusqu'à lui faire la crinière et les sabots. Ce n'est qu'une fois sa tâche terminée, qu'elle s'écarte et contemple son travail. Une robe noire luisante, des crins tout aussi jais, propres, et les sabots graissés.
Quand Talia, revint une seconde fois, avec selle, tapis, bridon et guêtres la jument s'extirpa de son demi-sommeil reposant. Intéressée, elle s'approcha de la jeune fille, attentive. Elle aussi avait envie de sortir. En lui passant son bridon, la jeune fille  caressait son encolure. C'était un bridon sans mord. Depuis toujours elle avait fait usage de ce genre d'équipements dès que possible, pour maintenir une relation éthologique forte avec Kimbdy. Celle-ci, était d'ailleurs tout en confiance à présent, les oreilles redressées, en signe de satisfaction. Alors, l'anglaise lui mit la selle sur le dos, la sangle, et finit en lui plaçant des guêtres. On ne pouvais jamais être assez vigilant.

Finalement, les deux filles sortirent du Box. Talia la première, sa jument intriguée derrière elle. Elle détacha également Lord, qu'elle posa sur la selle avant de se hisser elle même. Ce qui n'était pas toujours simple étant donné que les KPWN n'étaient pas spécialement réputés pour leurs petites tailles. Cependant, la troupe était prête à partir. S'inquiétant pour le chiot, elle fit le chemin au pas. En conséquence, elle n'atteint le bateau pour les emmener sur l'île qu'à l'heure méridienne, et l'atmosphère paraissait déjà perdre son mouvement et venir les enserrer.

Heureusement, le bateau démarra incessamment, réconfortant avec du vent. La jeune fille, finit pourtant rapidement par se sentir contrariée par ce souffle constant. Elle s'allongea donc sur l'encolure de sa jument, l'entourant des bras pour ne pas glisser. Là, c'était plus supportable, et confortable de qui plus est ! Kimbdy quant à elle, n'avait en aucunement l'air mécontente, les oreilles toujours en avant, elle profitait du peu de fraîcheur. Dès l'arrivée, l'anglaise s'adonna à une sorte "d'exploration".  En fin de compte, l'île n'étant pas si grande et vu qu'elle n'y avait jamais mis les pieds auparavant, je dirais seulement elle se projetait dans une sorte d'univers. Une sorte de transe, pour plus profiter. Elle fit passer Lord devant elle sur la selle, et le tient d'une main, soucieuse rien qu'à l'idée de le voir tomber. Mais elle put en bénéficier, et laisser trotter sa KPWN.
Ce ne fut qu'en apercevant une autre personne à cheval au loin, qu'elle ralenti, et la ramena au pas. Sa monture était plutôt dépitée, vu qu'elle aurait bien aimé se défouler. Mais Talia ne lui le permettait pas à présent, elle voulait d'abord savoir. S'approchant, elle dénota, qu'il s'agissait d'un homme, et non d'un cheval, mais d'un âne. Curieusement, l'homme remuait à quelque chose dans sa mémoire. Elle devait l'avoir déjà vu. Pas parlé, c'était certain, mais son visage lui était plus ou moins familier. Perplexe, elle s'arrêta, avec environs deux, trois mètres entre eux.

"Euh, Bonjour, je vous connais ? En tout cas, j'ai vraiment l'impression de vous connaître. Vous êtes d'ici non ?"

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[Pas de soucis, je m'adapte. Et parfait pour la fin, rien à redire. =D]







«One Day Up»

Tout ce que savait faire Andrea, actuellement, était d'être de mauvaise compagnie. Sa vie lui avait, semblait-il, complètement échappée, et il la laissait filer entre ses doigts, sans faire aucun effort pour la rattraper. Alors qu'il avait toujours mis un point d'honneur à contrôler rigoureusement le moindre grain de sable du sablier, cette fois-ci il y avait une fuite dans le verre fêlé, et il ne s'en souciait pas.
Sa vie était revenue à l'éternelle errance dont il avait pris l'habitude au cours des presque 10 dernières années. Alors que, pendant quelques semaines, quelques mois, tout semblait s'être remis d'équerre, c'était encore parti. Le petit souffle de vie que seuls certains arrivaient à lui inculquer était parti, après être si brillamment revenu.

Sans Matthew, il était perdu, une fois de plus. Et, puisque le militaire semblait s'être volatilisé sans avoir laissé aucune explication, Andrea risquait d'être perdu encore longtemps.
Seuls ses animaux parvenaient à le faire sortir de l'état semi-comateux dans lequel il s'était enfoncé. Et, finalement, comme avant, il recommençait à trimer aux écuries. Il recommençait à s'épuiser à faire les boxes et à entraîner les chevaux pour que, une fois rentré chez lui, il n'ait plus que trois obligations : manger, se laver, dormir. Et c'était ainsi tous les jours de la semaine, sans pause. Il n'arrivait même plus à se souvenir de la dernière fois où il avait allumé sa télévision pour regarder les informations.

Il arrivait donc à l'écurie, comme tous les matins, à la première heure. Accompagné de ses deux chiens qui étaient les seuls à pouvoir lui arracher un sourire en ce moment, il faisait un petit tour. Toujours à l'affût des spécialistes équins, il allait à la rencontre de chacun d'eux, glanant des informations. D'une curiosité insatiable dans le domaine des chevaux, il s'était rapidement intégré dans le groupe des "médecins". La plupart acceptaient sans trop rechigner de lui expliquer leurs gestes et le pourquoi du comment ils cherchaient ça sur le cheval.

Ce matin-là, ne croisant aucun camion dans la cour, il alla faire le tour de ses chevaux. Il s'engagea dans l'allée fermée, grimaçant au son de la porte grinçante. S'il avait eu ses deux bras, il aurait bien huilé certaines portes, ici... Mais, malheureusement, il n'en avait plus qu'un "d'utilisable", et il refusait de demander ce service à quelqu'un. Il continuait donc à plaindre en silence les gonds, et à grimacer tous les matins.
Il passa devant le box du petit Darkos, lui offrant une caresse, appréciant sa croissance du coin de l’œil. Pour le moment, le débourrage du jeune poulain de Dean avançait plutôt bien, mais bientôt Andrea savait que les choses sérieuses allaient commencer.

Rappelant à l'ordre ses deux chiens qui commençaient à aboyer un peu trop fort à son goût, il se dirigea directement vers le box de son âne. Ce dernier, comme toujours le plus heureux du monde dès que son maître était dans les parages, commença à braire pour le moins bruyamment.
Andrea lui offrit une caresse, avant d'ouvrir la porte du box en grand pour laisser sortir son cher et tendre Caesarivs. L'animal, non content de sa petite liberté, sortit en se pavanant, sans pour autant s'éloigner de plus de quelques pas. Il ne s'éloignait jamais d'Andrea, de toutes façons.

L'anglais, comme tous les jours, prépara son "étalon" pour partir en balade. Il brossa rapidement la jolie robe pie et lui passa le filet. Si l'âne voulut se rebeller contre le mors froid, le regard bleu acier que lui lança Andrea suffit visiblement à le décourager.
Se souciant peu des rires moqueurs qui fusaient à la vue de son compagnon équin, Andrea monta à califourchon, à cru, ne changeant certainement pas ses bonnes vieilles habitudes.

Il se dirigea, sans grande conviction, vers le lac. Sans vraiment faire attention aux regards extérieurs, il savait bien pourquoi certains le regardaient de travers. Après tout, il n'était qu'un homme avec un bras amorphe, juché sur un âne, et suivi par un semblant de loup et une énorme boule de poils blanche. Et même lui devait bien avouer que, même dans un mauvais film, il aurait fait tâche.
Les bords du lac lui rappelèrent cruellement les bons moments passés là avec Matthew. Il observa du coin de l’œil les échoppes multicolores qui vendaient des billets pour l'île aux oiseaux. Bien décidé à faire un pied-de-nez à l'entité supérieure qui semblait s'amuser à le faire souffrir, l'anglais laissa son âne seul un instant pour négocier avec le propriétaire d'un petit bateau.

Une grosse demi-heure plus tard, il débarquait un Caesarivs sur la terre de l'île. L'âne, phobique de l'eau en mouvement, avait eu bien du mal à sa calmer, malgré le bandeau improvisé qu'Andrea lui avait passé sur les yeux. Il fallut plusieurs dizaines de minutes pour que l'animal aux longues oreilles se remette de la traversée, mais Andrea put finalement remonter "en selle" et partir pour une balade au milieu des oiseaux.

Il s'était arrêté pour laisser paître son âne quand les aboiements de ses chiens le sortirent de sa contemplation d'un nid d'oiseau. Immédiatement après, une voix perçant le silence fit s'envoler la mère des oisillons qu'il surveillait.
Une demoiselle blonde l'interpella. Avec un demi-sourire, l'anglais l'écouta. Oui, c'était indéniable, sa tête à elle lui rappelait aussi quelque chose. Et, vu la superbe KWPN de jais sur laquelle elle était montée, c'était forcément à Cuadra.

Le brun ordonna d'une brève injonction à ses deux chiens de se tenir tranquille, et répondit poliment à la question de l'inconnue. Tout en évitant de lui faire remarquer que, lorsqu'on demandait une identité, on déclinait d'abord la sienne. Mais ce réflexe lui était acquis de son enfance, anglaise et militaire de surcroît, aussi il ne s'étonnait plus vraiment des habitudes des autres.
- Pas vraiment d'ici, mais je supposes que tu m'as vu à Cuadra. Je suis un des débourreurs, et c'est là que sont logés mes chevaux. Au fait, tu peux me tutoyer, je m'en moque pas mal. Andrea Echtears, pour te servir.

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