Météo Aberdeen


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Une larme de miel
prenez de la farine, versez dans la terrine, 4 mains bien pesées, autour d'un puits creusé
choisissez 4 œufs frais, qu'ils soient du matin frais

J'étais, pour une fois, rentré tôt. Après être passé au haras pour y laisser mon étalon au pré toute la nuit, j'étais rentré. Cela faisait des lustres que je n'avais pas eu un vraie soirée, tranquille. Et, comme demain était mon jour de congé, je n'avais aucun scrupule à laisser Perdedor avec juste une sortie au pré. Demain, je m'occuperais de lui toute la journée, il me pardonnerait. Il avait intérêt, en fait.

Je rentrais, jetais ma doudoune sur le canapé, balançais les clés dessus, et me dirigeais immédiatement vers la cuisine. Suivi de près par mon chien, qui savait bien que quand je cuisinais il avait le droit aux restes, j'ouvris mon cahier de recettes à la volée.
Après plusieurs minutes de délibération silencieuse, j'optais pour un chili con carne, l'une de mes recettes préférée, apprise auprès d'une vieille mexicaine chez laquelle j'avais logé pendant quelques mois.

Je sortis les ustensiles, les ingrédients, branchais ma musique en demandant à haute voix à mon smartphone de me passer le dernier album de Kyo, et commençais à cuisiner.
Au bout d'une bonne demi-heure, le plat mijotais, viande plongée dans la sauce tomate et les épices qui embaumais tout l'appartement. Pris d'une furieuse crise de gourmandise, j'y trempais un doigt, et goûtais ma mixture.
HORREUR. Elle manquait affreusement de sel, la fameuse mixture. Je fouillais le placard, un sérieux doute s'insinuant en moi : ne l'avais-je pas fini la veille ?

Bah visiblement si. Je soufflais, il était hors de question que je mange mon plat sans sel. Je pris donc une grande décision, repris mes clés, ordonnais à Shogun de rester ici, puis partis sonner chez mon voisin de palier.
Ce fut une petite brunette qui vint m'ouvrir, et je lui fis un grand sourire. J'avais besoin de ce sel, je ne laisserais pas passer ma chance de l'avoir en paraissant impoli.
- Bonsoir ! Je suis à la recherche de sel, est-ce que par hasard tu en aurais un peu pour moi ? En échange, si un chili con carne t'intéresse pour le dîner, je partage...
Et oui. J'étais même prêt à partager mon plat, c'est vous dire. De toutes façons, il valait mieux partager un chili que ne pas manger de chili du tout.

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«Hum Dios mio. Fue tan bien ! »

Je sortis de la douche, les cheveux plaqués sur le corps, alourdis et lissés par l’eau. Cela faisait peu de temps que j’étais arrivée à Aberdeen et j’étais déjà demandée de tous les côtés. Attitrée à l’écurie, je devais aussi prendre du temps pour les propriétaires et écuries des alentours et ces derniers mandaient mes services avec envie. Oui le métier d’ostéopathe équin était beaucoup plus reconnu au Royaume-Unis qu’en France ou au Chili.

Bien que j’en étais fière et ravie d’avoir tant de travail après être arrivée il y a peu au pays, mes journées étaient chargées et rares étaient les fois où je pouvais pleinement travailler avec mon nouveau poulain mais cela ne me dérangeais pas. Pégase était un jeune cheval têtu. Trop têtu. Et je pouvais vite être agacée en sa compagnie bien qu’il m’intrigue aussi.

Non vraiment le plus dur ici, en comptant le fait que je n’étais plus accompagnée par mon séduisant colocataire, c’était les températures. Je ne supportais pas ce froid, moi qui avais toujours vécu dans le sud. Alors, en rentrant, la première chose que je m’empressai de faire était de me jeter sous une longue et chaude douche.  

Le chat, qui m’avait été offert de la part de mes parents pour mon arrivée chez moi, se colla contre mes jambes mouillées, laissant des poils sur son passage. Je soupirai, mi-amusée, mi-énervée. Je passai un coup de serviette lorsque la porte sonna.

«I’m coming ! »

Qui pouvait-il bien être à cette heure-là. Ce devait être mon charmant frère qui avait besoin de la présence de sa sœur si souvent manquant à l’appel. Je passai un shorti et un long tee-shirt et coinçais mes cheveux sous ma serviette. J’essuyai les quelques traces de mascara qui avait coulé avec l’eau et m’avançais vers la porte que j’ouvrai.

Telle ne fut pas ma surprise de voir un inconnu sur mon palier. Loin de rougir, non même avec les cheveux coincés dans une serviette j’étais quand même archi-belle, je souris et répondis à sa demande avec entrain.

«Hello. Salt ? Of course !»

Je l’invitai à entrer, laissant la porte ouverte tant dis que je me dirigeai vers mon bar américain qui séparait ma petite cuisine de mon living room. Me hissant sur la pointe des pieds, j’attrapai le sel qui me servait de réserve lorsqu’il n’était pas dans la salière puis revint vers lui.

«I’m sorry but I can eat chili con carne only if it is a person from south America that did it. You’re not from the south aren’t you ? »

Je lui tendis le sel et le détailla. Blanc comme il était, il n’était certainement pas du sud. Ses traits étaient trop européens pour qu’il ne vienne d’un pays du sud. Bon après il était certain que mes propres traits faisaient assez asiatiques alors que mes deux parents étaient français.

Je souris angéliquement alors que dans mon esprit je réalisai que j’avais un voisin de palier ultra-sexy qui pourrait m’aider à me réchauffer la nuit dans ce pays frigorifique. Mais il était hors de question de le laisser gagner tout de suite. S’il voulait que je mange avec lui, il allait falloir qu’il me convainque.

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Lancelot M. Zellige a écrit:

Une larme de miel
prenez de la farine, versez dans la terrine, 4 mains bien pesées, autour d'un puits creusé
choisissez 4 œufs frais, qu'ils soient du matin frais

La jeune femme sortait visiblement de sa douche. M’enfin, elle n’avait pas l’air plus gênée que ça, je n’allais pas faire mon prude. A la limite, ça devait être à elle d’avoir honte : c’était plus normal pour un homme de regarder une femme, que pour une femme de se déshabiller devant un inconnu. Et puis, elle n’était pas non plus complètement déshabillée, la demoiselle.
Elle fila me chercher mon sel. Victoire ! J’allais pouvoir manger mon plat. Dans ma tête commencèrent à défiler des images de sauce tomate, de viande cuite à point… J’avais vraiment faim. Il fallait vite que j’aille manger, sinon mon ventre n’allait pas tarder à gargouiller. Et c’était moyennement élégant, de gargouiller devant une femme.

Sa remarque sur la nécessité d’être d’Amérique du Sud me fit rire. Au moins, elle avait une bonne culture, la demoiselle. Quoique, elle ne devait pas être plus Latino que moi. Au mieux, un léger bronzage qui ne venait pas d’ici, mais qui commençait déjà à disparaître sous le soleil blafard de l’Ecosse. Le mien avait disparu depuis mon retour en France quelques années plus tôt, et si désormais je bronzais bien plus vite, je n’avais pas la couleur dorée des hispaniques.
- Muchas gracias, belezza.

Je lui accordais un clin d’œil. Oui, mon espagnol était bien plus élégant que mon anglais, il fallait bien le dire. Entre le fait que l’entièreté de la famille de mon père soit espagnole et mes deux années passées au Mexique, j’étais parfaitement bilingue. Depuis ma plus tendre enfance, je parlais espagnol, mais j’avais finalement pris l’accent d’Amérique du Sud, à force de le parler à longueur de journée pendant 2 ans. En rentrant, j’avais même eu du mal à parler à nouveau français, et même encore aujourd’hui, certains mots me venaient en espagnol et pas en français. Encore moins en anglais, d’ailleurs.
- Mi padre es español, pero soy francés. Vivió dos años en México, entonces sé cocinar bastante bien… Entonces no soy de América del Sur, pero pienso que soy más latino que escocés…

Je haussais les épaules. Oui, j’étais bien plus hispanique qu’écossais, et j’étais certain que même si je passais des dizaines d’années dans ce pays pluvieux, je le resterais. J’étais même certainement plus hispanique que français, c’était vous dire…
Reculant d’un pas pour me remettre dans le couloir extérieur, je fis un petit mouvement de tête vers ma porte d’appartement.
- Comoe quieres…
Mine de rien, j’espérais qu’elle voudrait bien me suivre. Si elle était aussi hispanique qu’elle disait l’être, je serais heureux de passer la soirée en sa compagnie. Cela me faisait du bien, de parler ce que je considérais comme étant ma langue natale…

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Il me remercia et son espagnol me toucha. Il avait là un accent plutôt d’Amérique du sud ce qui n'était pas habituel pour un européen qui parlait espagnol. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas vraiment qui il était ni ce qu'il voulait. S'il croyait m'impressionner avec un peu d'espagnol il se trompait.

Puis il m'impressionna réellement. Alors comme ça il était latino ? Un sourire malicieux prit mes lèvres et je ne pus m'empêcher de penser que nous allions finalement pouvoir s'amuser un peu dans ce pays froid et merdique qu'était l'écosse.
Avec une pointe d'amusement et de défis dans la voix, je lui répondis, certainement un peu plus enjouée que ce que je voulais laisser paraître initialement.
«En este caso, no puedo decir no a un latino. Todavia menos a un chili con carne que viene de un latino-americano.»


J'attrapai les clés qui traînaient sur le comptoir, prête à la suivre jusqu'au bout... dans son appartement puis me rappelait ma tenue peu classe. Je souris doucement et m'excusa.

«Es ok por tuyo si cambia de vestidos antes de venir ?»


Dernière édition par Zoé Hartmann le Ven 25 Déc - 18:42, édité 1 fois
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Elle n'avait pas l'accent espagnol de ma grand-mère, ni l'accent mexicain que je connaissais. Et cette maîtrise de la langue ne pouvait pas être due uniquement à un cursus scolaire. Non, elle ne pouvait avoir cette façon de parler qu'après avoir du vivre avec.
Alors où ? Amérique du Sud, comme moi certainement. Mais pas le Mexique. Argentine, Chili, ou peut-être même Bolivie. Quoi qu'il en soit, vu qu'elle acceptait mon offre, j'étais certain de pouvoir le lui demander directement.

Elle avait raison, de ne demander du chili con carne que venant d'un natif, ou du moins d'un connaisseur. Et encore. Je n'avais pas les bons ingrédients ici -comprenez, l'Ecosse est un pays médiocre producteur de tomates- et je le trouvais relativement plus fade que lorsque j'aidais à le faire directement à la source.
Mais bon. Avec beaucoup d'épices, et tout mon amour de la cuisine mis dedans, cela rattrapait un peu le tout...

Lorsqu'elle parla d'aller se changer, je partis d'un franc éclat de rire.
- Entendido ! Te espero, mi apartemento es el uno al lado.
Je sortis, rabattant pudiquement la porte derrière moi. Bien que je doute que quelqu'un d'autre se pointe pile à ce moment-là dans le couloir, vu que l'immeuble semblait encore compter peu d'habitants, il est bien connu que ce qu'on ne veut pas arrive toujours au mauvais moment...

Je rentrais dans mon appartement, laissant la porte entre-ouverte, et repartis dans la cuisine saler mon fameux plat. Quelques minutes après, j'entendis la porte d'entrée se fermer, et je vis mon chien se précipiter vers l'inconnue. Depuis mes fourneaux, je l'appelais -la demoiselle, pas le chien.
- Estoy en la cocina ! No le importa, es mi pero, Shogun. Normalmente, es muy amable con las mujeres...

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L'homme eut alors un superbe rire cristallin et je ne pus m'empêcher de me mordre la lèvre inférieure. Drôle, gentil et qui parlait espagnol, mon séjour ici allait être beaucoup plus intéressant que prévu. Il ferma la porte et j'avançais dans ma chambre.

Je me vêtis alors d'une robe serrée avec un dos-nu avec des collants peu opaques. Je mis par-dessus des bottes en cuir montant jusque mi-mollet. Devant ma glace je lâchai mes cheveux qui, encore mouillés, bouclèrent doucement sur mes épaules. Je mis de l'eye-liner avec du mascara et rajoutai une touche de rouge à lèvres.

Après avoir pris mes clé et mon téléphone, je claquai la porte de mon appartement et me dirigeai vers la seule porte qui était entre-baillée. Un chien déboula alors, sautant sur mon corps puis se glissant entre mes jambes.

Une voix parvint de l'appartement en espagnol. Il s'agissait de mon voisin qui m'appelait. Ma main se glissa doucement contre le corps du chien que je caressai timidement. J'avais toujours eu des chats chez moi et était encore peu à l'aise avec les chiens.

«En Francia se dice que el pero es la imagen de el dueno. Pienso que por tu es verdad.»


Je raillais doucement en le rejoignant. La provocation j'aimais ça. Je fermai la porte derrière moi, le chien sur mes talons. Arrivée près de mon voisin, une bonne odeur de chili con carne monta à mes narines retournant mon estomac qui demanda à manger. Je gratifiai alors le jeune homme pour son plat.

« Ole muy bien ! Espejo que estas un buen cocinero ! Quieres algun vino ? Tengo una boteilla de vino rojo de Chile si lo quieres. »
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