Météo Aberdeen


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Invité
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Nom: Jacob
Age + date de naissance: 18 ans (18.08.1995)
Nationalité: Américaine (Californie)
Statut + clan:Cavalière ; Koppa
Orientation sexuelle:Hétéro
Prénom: Callie
Sexe: Fille
Classe sociale:Aisée
Cheval: Propriétaire
Star sur l'avatar:Maia Mitchell

Que pensez-vous de l'éthologie: Hum ... Je sais pas. On fait courir le cheval autour de nous, c'est tout.
Que pensez-vous des clans de l'écurie: C'est pas moi qui ai choisis. J'ai rien choisis du tout d'ailleurs. Après, des clans, c'est complètement débiles. Y'as déjà assez de rivalité entre gosse pour qu'on en rajoute.

Callie Jacob

Caractère
Le caractère de votre personnage en 4 lignes minimum.





HISTOIRE - CHAPITRE 1

CHULA VISTA JUVENILE DETENTION FACILITY
– AFTERNOON
Dernier jour. Enfin je vais pouvoir sortir de cet enfer. La file avance lentement vers les cellules. Ça se bouscule un peu plus loin. Puis une fille en laisse passer d’autre afin d’être juste devant moi.

MADISEN : Alors tu sors aujourd’hui ? C’est ce que nous avons entendus.

Je ne dis rien ; elle se retourne et ses amis m’entourent.

MADISEN : Pourquoi es-tu si calme ? Qui faisait la fière l’autre jour, quand je t’ai confrontée dans les douches ? J’ai perdu mes privilèges dans la cour par ta faute.

Elle regarde derrière moi, fait mine de se retourner, puis son point jaillit. Des coups, encore des coups. Le gardien arrive enfin, ils les tirent en arrière une par une tandis que je reste sur le sol sans pouvoir bouger. Puis il me relève enfin.

Je m’essuie les lèvres avec mon avant-bras, le retrouvant remplie de sang. Tandis que les autres filles sont conduites vers les cellules, on me conduit à l’infirmerie. J’arrive à éviter les soins qui de toute façon n’auraient servis à rien, essayant de me dépêcher de sortir d’ici.

Une fois seule, j’enlève l’uniforme pour de vêtements de villes. On me conduit vers la sortie : la sonnerie retentie et les portes s’ouvrent enfin. Je me hâte dehors, regarde autour de moi. Puis je la vois, une femme qui me regarde elle aussi. Elle parle, de moi surement. Qu’est-ce qu’elle fait là ? Je n’en ai aucune idée.

Un homme vient vers moi,  il semble me connaître, ce même si son visage ne me dit rien.

DAVID : Callie ! Callie, salut ! Je suis David, je travaille avec Bill aux services de protections de l’enfance.

Il connait Bill. Il doit bien savoir.

CALLIE : Ou est Jude ? Vous savez où il est ?
DAVID : Je … Je ne sais pas …
CALLIE : J’ai besoin de lui parler. Où est Bill, pourquoi n’est-il pas là ?
DAVID : On parlera de ça plus tard.


Je suis légèrement énervée de ne pas pouvoir lui parler, mais surtout triste. Six long mois que je ne l’ai pas vu, et il ne peut même pas venir me voir à ma sortie.

CALLIE : Je ne comprends juste pas pourquoi je ne pas parler à Jude.
DAVID : Ça suffit, je ne sais pas de quoi tu parles.


David m’emmène vers la femme qui nous observe depuis le début.

DAVID : Callie, voici Lena. Lena, Callie.

La pression monte quand je comprends qu’elle fait partie de ma nouvelle famille d’accueil.

DAVID : Je suppose que je pourrais l’emmener à l’un des foyers de groupe.

Les larmes me piquent les yeux. Si j’y vais, je n’en sortirais jamais. Et j’ai besoin d’en sortir. Pour lui. Mais je ne bouge pas.

LENA : C’est juste pour quelques semaines, hein ? Okay.


FOSTER’S HOME
- NIGHT
Assise à table, je regarde dans le vide sans rien dire. Lena a deux enfants ; ceux-ci mettent la table devant moi, me jetant des regards insistants comme si j’étais un animal de foire.

LENA : Mariana et Jesus faisaient aussi parti d’un programme de famille d’accueil. Ils sont arrivés chez nous il y a huit ans, et nous les avons officiellement adoptés il y a … Cinq ans ?
JESUS : Le système de familles d’accueil, ça craint.


Je les laisses parler entre eux sans trop y porter d’intérêt, regardant autour de moi. Après quelques secondes, je repère un téléphone juste à côté de la table.

JESUS : Qu’est-ce qui est arrivé à ton visage ? Tu t’es battue ?

Je ne dis rien.

LENA : Callie a eu une journée plutôt difficile. Alors, et si on se détendait un peu, tous ?

Les larmes me piquent de nouveau les yeux. Une mauvaise journée. C’est le cas de le dire.

CALLIE : Y a-t-il … Où est la salle de bains ?
LENA : Bien sûr ! Elle est par là, tu la verras.


Je me lève sans attendre la suite et pars dans la direction indiquée. Je marche dans un couloir, monte quelques marche puis trouve enfin la dite salle de bain. Je rentre et fait couler l’eau du lavabo, les écoutant parler de moi. Les murs laissent très bien passée les son … Je les entends parler de mon « cas », puis les entends parler de leur « mère biologique ». Parce qu’en plus ils en ont une …

C’est la goutte d’eau. Je fonds en larme sans pouvoir me contrôler, pensant à moi, pensant à Jude. Je finis par me calme, me passe un peu d’eau sur le visage puis retourne dans la salle à manger comme si de rien n’était.

Un nouvelle enfant est là, il me regarde m’assoir, puis ils recommencent à parler de moi comme si je n’étais pas là pour les entendre.

BRANDON : Qui est-ce ?
LENA : Oh, c’est Callie. Elle va rester avec nous pendant un petit moment.
BRANDON : Rester avec nous …

Il me regarde et me sert une part de lasagne.

BRANDON : Enchanté.

Je le regarde sans faire très attention à ce qu’il dit.

CALLIE : Et lui, comment l’avez-vous eu ? Boutique tout à 99 centimes ? Ils ont de tout là-bas !
LENA : Brandon est le fils de ma compagne Stefanie, d’un précédent mariage.


C’est à ce moment-là que là dite Stefanie entre dans la maison. Je la regarde, étonnée. Jesus me voit.

JESUS : Quoi ? Personne ne t’a dit que notre mètre est flic ?
MARIANA : Tu vois, c’est pour ça qu’aucun garçon ne veut venir.
STEFANIE : Et c’est bien comme ça.


Je continue de les regarder.

CALLIE : Donc vous êtes gouines.

Les deux femmes restent interdites tandis que Jesus réagi au quart de tour.

JESUS : Elle préfèrent le terme « gens », mais oui, elles sont lesbiennes.

Je pointe alors Brandon du doigt.

CALLIE : Et il est le vrai fils.

Cette fois, plus personne ne parle. Stefanie fini par sortit un rire forcé afin de détendre l’atmosphère, puis pendant que je commence à manger, elle se retourne vers Lena.

STEFANIE : Qui est-ce ?

Lena lui fait signe de la suivre dehors. Les autres continuent de manger, je fais de même, puis Lena et Stefanie finissent par rentrer. Nous finissons notre repars tranquillement, sans aucun mot. Puis tout le monde débarrasse, sauf moi qui reste assises. Brandon part, suivis des jumeaux, tandis que se préparant un café, Lena et Stefanie me font signe de rester.

Stefanie me dicte alors les règles de la maison, pendant que Lena fait la vaisselle, gardant un œil sur moi. J’écoute patiemment, regardant dans le vide. C’est la routine pour moi.

STEFANIE : Le couvre-feu en semaine est à 19h. Tu dois avoir la permission de Lena ou moi-même avant de quitter la maison. Et tu iras à l’école tant que tu seras parmi nous. Lena est vice-principal du lycée Anchor Beach, tous les enfants vont là-bas …

Je finis par l’interrompre.

CALLIE : Où est-ce que je dors ?
STEFANIE : Excuse-moi ?
CALLIE : Ce n’est pas ma première fois dans une maison d’accueil. Où est-ce que je dors ?


Lena et Stefanie me regarde, l’air … Heureuse ?

LENA : Laisse-moi te montrer.

Elle m’entraine vers le salon. Des draps sont présents sur la table basse, deux coussins sont sur le canapé. Je m’assois sur celui-ci.

LENA : Un coussin ou deux ?

Je la regarde sans répondre.

LENA : Ok, je les laisse tous les deux. Je t’ai laissé des serviettes dans la salle de bain et … Tu as une brosse à dents ?

Je rigole intérieurement. Je viens de sortir de centre de détention, qu’est-ce qu’elle croit, qu’on nous vire avec un pack de survie ?

CALLIE : Non, je n’ai pas de brosse à dents. Comment aurais-je eu une brosse à dents.
LENA : D’accord.


Elle s’assoit à côté de moi et me regarde franchement.

LENA : Callie, on est de ton côté. Tu peux baisser ta garde, d’accord ?

Je hausse la tête, pas vraiment convaincue. Elle ne dit rien pendant quelque seconde, moi non plus.

LENA : J’ai remarqué que tu étais très énervée quand tu parlais à David plus tôt. Qui est Jude ?

Je la regarde, sondant son regard. Il est plein de sympathie, j’ai vraiment l’impression qu’elle veut m’aider. Mais au final, ça fini toujours pareille.

CALLIE : Ecoute ... Quand je suis rentrée en maison de correction …

C’est ce moment que choisi Stefanie pour nous interrompre.

STEFANIE : Hey, voilà quelques affaires pour que tu puisses dormir. Ce soir, si tu veux laisser tes vêtements à l’extérieur de la salle de bain, je les laverai et m’assurerai qu’ils soient propres pour demain, d’accord ? Bonne nuit.

Je ne dis rien. Encore. Stefanie part, Lena la regarde s’en aller, puis se retourne vers moi.

LENA : Tu disais ?

Mais c’est trop tard, je n’ai plus l’envie, ni le courage, de tout lui raconter.

CALLIE : Vous avez une brosse à dents ?

Elle voit bien que c’est une partie perdue d’avance. Alors elle me sourit et pars en direction de la salle de bain. Je reste assise quelques secondes puis la suit, mes affaires de nuit en main. En rentrant dans la salle de bain, je la vois entrain de fouiller dans les placards : elle finit par trouver ce qu’elle cherche et me donne donc ma brosse à dents. Elle me dit ensuite que j’ai champs libre jusqu’à dans une demi-heure.

Une fois qu’elle est sortie, je fais couler l’eau chaude dans la baignoire et me déshabille. Je regarde tous les bleus qui parsèment mon corps : un dans mon dos, un sur la hanche, plusieurs sur mes jambes et mes bras, et surtout, surtout celui sur ma joue, ainsi que ma lèvre gonflée. Je rentre ensuite doucement dans l’eau, me recroquevillant sur moi-même, perdue dans mes pensées.

Quand je relève la tête, un autocollant sur le mur m’interpelle. Skippy. Skippy la tortue, la préférée de Jude. Depuis le temps, il ne l’aime sûrement plus. Je touche le bout de plastic des doigts et me recroqueville de nouveau. Le temps passe, l’eau refroidie … Je finis par sortir, me sèche en vitesse la peau et les cheveux puis, une fois en pyjama, je fonce dans mon pseudo-lit.

Quand Lena passe à côté, je fais semblant de dormir. Une fois qu’elle est repartie, j’attends quelques minutes, puis je pars en direction du téléphone que j’ai vu un peu plus tôt dans la journée. Une fois dans la cuisine, je tombe nez à nez avec Mariana. L’adolescente tient une petite boîte dans ses mains, qu’elle range dans un carton sur l’étagère. Quand elle me voit, elle marque un temps d’arrêt et s’empresse de se justifier.

MARIANA : J’avais besoin d’eau.

Puis elle part. Par pur curiosité, je vais jusqu’au carton et le tire vers moi. La boîte est une boîte de médicament, sur laquelle est marquée … Jesus Foster. Bien que cela m’intrigue, j’en reviens à mon but premier, le téléphone. Mais il n’est pas à sa place. Je souffle un bon coup puis monte à l’étage sans bruit. Devant la chambre de Lena et Stefanie, j’entends du bruit, et en profite pour passer inaperçue. La porte de la chambre de Jesus et fermée, celle de Mariana aussi. Seule celle de Brandon est ouverte. Je  regarde à l’intérieur : l’adolescent est concentré sur ses cours, un casque sur les oreilles.

Je remarque son téléphone, en train de charger sur une pile de livre. Doucement, je le débranche, puis pars dans ma « chambre » à toute vitesse. Je m’assois sur un fauteuil, compose le numéro, et attend que quelqu’un décroche avec impatience.

CALLIE : Hey, bébé, c’est moi … Oui, je suis dehors. J’arrive. Promis Jude, je dois juste trouver un moyen de partir d’ici.


FOSTER’S HOME
– MORNING
Après une longue, très longue nuit de sommeil, la famille me réveille … Sans vraiment le vouloir. Ils sont tous dans la cuisine, cherchant de quoi manger. Je rentre dans la cuisine à mon tour, complètement endormie. C’est Stefanie qui me voit la première. Elle a l’air très enthousiaste, ce qui me surprend beaucoup. Ici, c’est vraiment convivial, pas comme notre dernier foyer d’accueil …

STEFANIE : Good morning sunshine ! Le jus d’orange est sur la table, sers toi et fais comme chez toi.

Sans rien dire, je me faufile entre les gens agglutinés vers la cafetière. Je prends une tasse, la remplie, puis m’appuie sur le plan de travail en les regardant. Ils m’observent, surpris, puis Lena hausse discrètement les épaules.

LENA : Tu voudrais de la crème ?

Je lui fais signe que non et commence à boire, tandis que Jesus demande à en avoir aussi. Réponse unanime : non.


ANCHOR BEACH SCHOOL
– MORNING
La voiture s’arrête enfin. Lena a sa propre place de parking, ce qui est plutôt cool. Nous descendons tous de la voiture, Jesus et Mariana partent vers leurs amis respectifs. Brandon était lui aussi partit pour rejoindre ses amis, jusqu’à ce que Lena l’interpelle.

LENA : Hey Brandon, pourquoi tu ne ferais pas faire le tour à Callie ? Elle commence avec le cours de Timothy.

Je marche sans rien dire en regardant autour de moi. On dirait franchement un camp de vacance.

LENA : Tu as ta liste de cours Callie ? Tu vas aimer Timothy il est vraiment drôle.

Je suis Brandon tout en découvrant l’endroit. Tout le monde discute avec un grand sourire, des garçons cours vers la place, planche de surf sous le bras. C’est frustrant, mais c’est surtout génial.

CALLIE : Tu vas en cours ici ?
BRANDON : Ouais, hum …


Il vient se poster à côté de moi.

BRANDON : Donc, la classe de Timothy. C’est juste là-bas, tu trouveras n’est-ce pas ? J’ai genre 20 minutes avant les cours. Alors je voudrais répéter.
CALLIE : Répéter pour quoi ?
BRANDON : La finale de la compétition de musique ce soir.
CALLIE : D’accord.
BRANDON : Bon ben à plus !


Il s’en va vers le bâtiment. Je remarque alors un groupe de jeune fille qui me regarde, me dévisage même. Elles sont toutes habillées avec de petits hauts et leur visage est plein de maquillage. Avec mes vêtements vieux de cent ans et ma lèvre à moitié explosée, je dois vraiment faire tâche. Je me hâte de rattraper Brandon.

CALLIE : Hey, attends !

Il s’arrête, et je l’accompagne donc jusque la classe de musique. Le chemin se passe en silence, et arrivé dans la salle, il s’installe au clavier tandis que je me poste à la fenêtre, regardant l’océan. Je l’écoute jouer de la musique pendant plusieurs minutes, dix je dirais. Puis je l’interromps.

CALLIE : Qu’est-ce que c’est ?
BRANDON : Quoi, la chanson ? Euh, je l’ai écrite.
CALLIE : Tu l’as écrite.


J’ai un peu de mal à le croire.

BRANDON : Ouaip, c’est pour le concours. On doit avoir un morceau classique, et une composition originale. C’est sur la nuit durant laquelle Maman et Lena m’ont demandé si j’étais d’accords que les jumeaux viennent et vivent avec nous.
CALLIE : Comment c’est possible ? Il n’y a même pas de mots.
BRANDON : Ecoute.


Il me détaille alors chaque partie de sa chanson. Il joue une partie aigues en s’identifiant à elle, puis ses mères s’ajoutent, et enfin ils sont tous ensemble à jouer. Et quand il me demande si je comprends mieux, je lui dis que oui, sans vraiment avoir compris, et en étant un peu nostalgique.

BRANDON : Je pense toujours qu’il manque quelque chose.
CALLIE : Non, j’aime bien.


Cette fois c’est vrai. J’aime beaucoup.

CALLIE : Attend, ils t’ont demandé si les jumeaux pouvaient emménager avec toi ? Tu allais dire non ?
BRANDON : Non, je veux dire, je ne sais pas, je me suis dit qu’il y en avait assez.
CALLIE : Assez de quoi ?
BRANDON : Tout.


Une adolescente de notre âge rentre dans la salle et s’approche de Brandon.

TALYA : Hey bébé. Comment ça va ?
BRANDON : Je vais bien et toi ?


Je détourne le regard quand ils s’embrassent, fixant le sol.

TALYA : Je vais bien.

Puis elle me voit.

TALYA : c’est qui ?

Il parle toujours comme si je n’étais pas là. Mais je ne dis rien.

BRANDON : Voici Callie. Callie, voici Talya. Elle va rester avec nous pour quelques temps.
TALYA : Bienvenue à Anchor Beach !
CALLIE : Merci.
BRANDON : Elle est dans la classe de Timothy avec toi. Donc, si tu veux … Lui montrer où c’est.
TALYA : Oui, bien sûr. Mais nous devrions y aller.


Il recommence avec leurs bisous-câlins, je me dépêche donc de prendre mes feuilles et pars vers la sortie juste au moment où la cloche sonne. Nous nous dépêchons dans les couloirs jusqu’à la salle de cours où nous attends un professeur plein de bon humeur.

Je n’écoute pas ce qu’il dit, regardant dans le vide. Puis, alors que je tourne le regard vers mon voisin de gauche, je remarque ses clés de voiture qui dépassent de sa proche. Je lui souris gentiment quand il me regarde quand le professeur m’interpelle.

TIMOTHY : Et toi, Callie ? … Callie ?

Je me tourne vers lui.

TIMOTHY : Je sais que tu ne l’as pas encore lu, mais … Qu’est-ce que tu ferais si tu te réveillais soudainement, et que tu découvrais que tu vis dans un cauchemar.

Je ne dis rien, détournant le regard. La cloche me sauve la vie, et je me hâte de sortir de classe. Dans les couloirs, je me pers pendant quelque seconde, puis je retrouve mon voisin de classe.

CALLIE : Hey, hey ! Attends !

Il se retourne en m’entendant.

CALLIE : Salut, comment tu t’appelles ?
AIDEN : C’est Aiden.
CALLIE : Aiden. Enchantée de te rencontrer.
AIDEN : Tu es nouvelle ici ?
CALLIE : Ouai, la nouvelle. Je viens d’emménager en fait. J’aurais bien besoin de quelqu’un pour me faire visiter.
AIDEN : Ca peut s’arranger.
CALLIE : Tu as une voiture, non ?
AIDEN : Ouaip.
CALLIE : Cool ! Eh bien, je pensais aller à San Ysidro cet après-midi.
AIDEN : San Ysidro. En dessous de Tijuana ?
CALLIE : Ouais, j’ai entendu dire que c’était cool là-bas.
AIDEN : Quoi ? Tu es en train de chercher une fête, ou quelque chose dans le genre ?
CALLIE : Non. J’ai quelqu’un que je dois voir là-bas.
AIDEN : Ouais …


J’essaie de me montrer sympathique et agréable parce que je dois vraiment aller là-bas. Mais visiblement, ça ne marche pas.

AIDEN : Non merci. Bonne chance.

Je le regarde partir, déçue.

Le reste de la matinée se passe normalement : je vais à mes autres cours, me perd dans les couloirs. Les gens me regardent bizarrement, ce que je peux comprendre. Puis vient l’heure du repas. Sans hésiter, je me dirige vers un groupe d’adolescentes assises pour manger.

CALLIE : Hey, il y a un arrêt de métro quelque part ?

La réaction est directe : elles se lèvent et partent. Comme si elles avaient prévus que j’allais venir leur parler. Je m’assois à la table désormais libre et regarde autour de moi. Je suis vite rejointe par Mariana, qui a l’air d’avoir vu ma tentative désastreuse.

MARIANA : Tu vas quelque part ? Tu dois aller voir ta bimbo ?
CALLIE : Quel est ton problème ? Tu as pris trop de pilules à ton frère ?


Elle ne dit plus mot, agacée.

CALLIE : Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te balancer. Je veux dire, ta mère est flic. Ça craint sûrement.
MARIANA : Je suppose. Alors, est-ce que tu pars ?


C’est à mon tour de me taire.

MARIANA : Ne t’inquiète pas, je ne te balancerai pas.
CALLIE : Il y a juste certaines choses dont je dois m’occuper. Désolé, c’est mieux si tu ne sais pas. Comme ça, si ta mère … TES mères, commencent à te poser des questions …


La cloche sonne. Je me lève rapidement, feuilles en main, et commence à partir. Mariana m’arrête.

MARIANA : Attends. Si ça avait été moi, je ferais en sorte de sortir par derrière. Le bureau de Lena a une vue directe sur l’entrée principale. Et il y a un arrêt de bus à côté.

Elle part et me laisse seule. Sourire en coin, je pars dans la direction indiqué, légèrement stressée. Il ne manquerait plus que je me fasse attraper.

Sur le chemin, je tombe nez à nez avec Lena. Comme elle me regarde, je fais comme si je regardais mon emploi du temps puis suis le courant d’élève. Une fois dans l’établissement, je m’arrête et attendes que Lena parte avant de continuer ma route. En croisant Brandon, j’essaye de me cacher avec mes feuilles, puis une fois le danger passer, je les jette à la poubelle. Je marche vite vers l’arrêt de bus, sans me retourner, si bien que je ne remarque Brandon qu’une fois qu’il me rattrape.

BRANDON : Alors, euh … Où tu vas ?

Je ne me retourne pas, espérant qu’il me laissera seule.

CALLIE : Je dois m’occuper de quelque chose.
BRANDON : S’occuper de quelque chose ? Maintenant ?
CALLIE : C’est important.
BRANDON : D’accord. Tu sais, tu ne pourras pas t’en occuper si tu retournes en maison de correction. Je veux dire, ma mère est flic. Tu penses sérieusement qu’elle ne te trouvera pas dans un appartement-minute ?
CALLIE : Tu veux bien t’occuper de tes affaires ? Et de ta putain de famille ?
BRANDON : On essaie juste de t’aider.


Je me retourne sans m’arrêter de marcher.

CALLIE : Arrêtez.

Il ne dit rien. Son téléphone vibre, il le prend en main.

BRANDON : Quelqu’un n’arrête pas de m’appeler de ce numéro.

Tout de suite, je comprends qui appelle et lui arrache l’appareille des mains. Je décroche sans attendre.

CALLIE : Hey bébé, c’est moi. Qu’est-ce qu’il se passe ? … Qu’est-ce que tu veux dire ? … Jude, qu’est-ce que tu dis ?

La voix change à l’autre bout du fil, et les larmes accrochées à mes paupières disparaissent aussi vite qu’elles sont venues.

CALLIE : Laisse-moi parler à Jude. … Redonne-lui le téléphone.

La conversation s’arrête quand il raccroche. Je regarde le téléphone, ne sachant trop que faire. Brandon me pose un millier de question pendant que j’essaie de rappeler, mais ça ne décroche pas.

BRANDON : Qu’est-ce qu’il se passe ? Qui c’est et pourquoi il m’appelle ?
CALLIE : J’ai emprunté ton téléphone la nuit dernière.


Je lui rends son téléphone sans ménagement.

CALLIE : Je dois y aller.

Je me dépêche d’aller à l’arrêt de bus en espérant qu’il va vraiment partir, mais il me suit toujours.

BRANDON : Donc c’était qui ? C’était ton petit copain ou quoi ?
CALLIE : Non !
BRANDON : Alors c’était qui ? Comment il a eu mon numéro Callie ? Qui est-ce ?


Je me retourne vers lui, énervée, effrayée, triste.

CALLIE : C’était mon frère.

Il ne dit rien et je repars de plus belle.

BRANDON : Who who, laisse-moi appeler ma mère.
CALLIE : Stef ?
BRANDON : Oui, elle est flic ! Elle peut aider.
CALLIE : Pas de policier.


Il voit bien dans mon regard que cela m’effraie, et pas qu’un peu.

BRANDON : Elle n’est pas comme ça.
CALLIE : Si tu appelles ta mère, elle va jeter un œil dans le système et trouver toutes les plaintes que mon père d’accueil a faites contre moi. Tu vas me renvoyer en maison de correction, et Jude sera coincé dans cette maison. Je dois y aller.


Et je repars.


BUS, EN DIRECTION DE SAN YSIDRO
– NIGHT
Assise dans le bus, à côté de Brandon, je regarde le paysage défilé à la fenêtre d’en face. Personne ne parle, des gens dorment même. Je n’essaye pas de faire la conversation, Brandon non plus, et c’est très bien comme ça. Les minutes passent, les heures passent. Puis je me souviens d’une chose.

CALLIE : Attends, t’as pas ce truc de musique ce soir ?
BRANDON : Euh, ouais. C’est … Ne t’inquiète pas pour ça. Il y aura les autres.


Je ne me tais, mais lui est lancé.

BRANDON : Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Dans cette maison ?
CALLIE : Un jour, mon ancien père d’accueil a surpris mon petit frère en train de porter une des robes de son ex-femme. Alors il a commencé à le battre.
BRANDON : Sérieusement ? Il le frappait ?
CALLIE : Oui. Il avait l’habitude de me frapper sans arrêt, mais tu sais, peu importe. Mais quand je l’ai vu s’en prendre à Jude, j’ai juste … Eh bien, j’ai essayé de l’arrêter. Mais il m’a frappé dans le ventre. Alors j’ai été dehors, j’ai attrapé la batte de baseball, et j’ai frappé sa précieuse voiture avec. Les flics sont arrivés. Il leur a dit que j’étais folle, et qu’il ne faisait que se défendre. Personne ne s’intéressait vraiment à ma version.


Le reste du voyage se passe en silence.


SANS YSIDRO, EX-FOSTER’S HOME
– NIGHT
Arrivée devant la maison, je fais un signe à Brandon comme quoi il se doit d’être silencieux. Il m’a soumis l’idée de faire un plan d’action, ce que nous avons fait sur le chemin. Ne reste plus qu’à l’appliquer … Et à ce qu’il marche. Pendant que je me faufile derrière la maison, j’indique à Brandon où se trouve la porte d’entrée. Je marche ensuite vers la porte de derrière, sans bruit. Arrivée devant la porte latérale constamment fermée, je vois Jude en train de faire la vaisselle. Cognant doucement contre le carreau, le l’appelle, mais il ne m’entend pas. Je continue alors mon chemin. Alors que j’allais entrer, j’entends Brandon toquer à la porte. Une fois que l’homme est allé lui ouvrir, je rentre doucement.

Brandon sort l’excuse du métro, il est d’ailleurs très convaincant, si bien que l’homme n’hésite pas à lui indiquer la direction. Seulement, dans un réflexe, il se retourne … Et m’aperçoit.

FOSTER MAN : Qu’est-ce que tu fous ici ?
CALLIE : Je veux juste parler à Jude.
FOSTER MAN : Non ! Ta gueule ! Non !
CALLIE : Je veux …
FOSTER MAN : Dégages de cette maison !
CALLIE : Une seconde …
FOSTER MAN : Ta gueule !
CALLIE : Écoute, je suis désolée pour ta voiture, je le promets …
FOSTER MAN : Non, tu dégages !
CALLIE : Je veux juste parler à Jude !


Il me prend par les épaules et me plaque au mur.

BRANDON : Ne la touchez pas !

L’homme s’énerve, ouvre un tiroir et en tire un revolver. Brandon lève les mains et recule de quelques pas. Il continue de nous crier dessus, de nous dire de dégager. Je continue de m’excuser, de fausse excuse puisqu’il mérite ce qu’il lui est arrivé, et Brandon essaye de calmer le jeu. A côté de nous, Jude se bouche les oreilles et ferme les yeux. Je lui ai toujours dit de faire ça. Quand quelque chose ne lui plait pas, je lui ai toujours dit de se boucher les oreilles et de fermer les yeux, jusqu’à que tout s’arrête comme un mauvais rêve. Mais là, c’est bien réel.

Je suis à deux doigts de craquer et les larmes commencent à coulées quand Stefanie entre à toute berzingue dans la pièce.

STEFANIE : Police ! On ne bouge plus ! Mettez-vous à genoux, maintenant !

Je me précipite dans la cuisine et prend Jude dans mes bras, le serrant le plus fort possible contre moi. Il m’enserre à son tour, les yeux toujours fermés. Je le décolle légèrement de moi pour pouvoir le voir.

CALLIE : Chérie, tu vas bien ?

Il hoche la tête, en larme. Je le couvre de baiser puis le serre à nouveaux dans mes bras, un sourire aux lèvres. Enfin. Enfin je le retrouve. Je ne peux pas m’empêcher de rire de soulagement, il finit par me rejoindre. Puis la police arrive, l’homme est emmené dehors, et nous sortons tous de la maison. Je tiens Jude par l’épaule, ne pouvant pas me résigner à le lâcher, ses bagages dans mon autre main. Je l’emmène jusqu’à côté de la voiture pendant que Lena et Brandon discutent. Stef me suis et fait entrer Jude dans la voiture, rejoins par Brandon qui remarque avec amusement le sac Skippy la tortue de mon frère. Il l’a depuis tout petit et ne l’a jamais lâché.

STEF : Je voudrais vraiment que tu comprennes que ce soir, ça aurait pu très mal finir.

J’ai déjà mon opinion sur ce qui va se passer après. Il faut juste …

CALLIE : Écoutez, si vous voulez me renvoyer en détention juvénile, promettez moi au moins que Jude sera en sécurité.
STEF : Tu n’es pas jetable Callie. Tu es … Tu n’es pas une moins que rien.


Je ne dis rien. Ce qu’elle me dit me surprend beaucoup, mais surtout, me fait plaisir.

STEF : Viens.

Elle me prend par les épaules et m’amène jusqu’à la portière de la voiture. Je grimpe à l’intérieur, passe un bras autour de Jude et le regarde sous toute les coutures. Puis je m’adresse à Brandon.

CALLIE : Je suis désolée. Tu n’avais pas à venir.
BRANDON : Bien sûr que si.


Il me regarde en souriant, et je lui rends son sourire. Puis la voiture démarre, en route pour la maison.





HISTOIRE - CHAPITRE 2

FOSTER’S HOME
– MORNING
Assise à table, à côté de Jude, je regarde ce que les autres fonts autour de nous. Jesus arrive sur son skate, et il est aussi tôt réprimander par Lena qui, une fois son fils partit, continue de faire la vaisselle. Dehors, Brandon discute avec Stef, et j’ai une petite idée de quel est leur sujet. Je ne dis rien, Jude non plus. Puis Stefanie finie par rentrer, suivie de Brandon.

STEF : Où est Mariana ?
CALLIE : Elle est toujours dans la salle de bains.
STEF : Mariana, allez ! Viens ! On va manger !


Jesus arrive, de nouveau sur son skate.

LENA : Callie, tu peux servir du jus d’orange à tout le monde ?

Je me dépêche de me lever et d’aller attraper la carafe. Pendant que Brandon, met les assiettes sur la table, je remplis chacun des vers. Mariana arrive à ce moment-là.

MARIANA : Je n’ai pas eu le temps de me coiffer !
STEF : Bien, c’est trop tard maintenant ma puce.
MARIANA : Il nous reste quinze minutes.
STEF : Non non non, vous irez à l’école à pied. On a un truck à faire. Aller, viens manger.
MARIANA : Je ne vais pas aller à l’école avec des cheveux comme ça.
STEF : Dans ce cas, tu n’iras plus jamais nulle part.
LENA : Stef, tes pancakes brûlent.
MARIANA : Super, je dois passer toute la journée ressemblant à un lhassa apso.


J’aime beaucoup cette famille, les écouter, c’est mieux que de regarder la télévision. Et je ne dis pas ça pour être méchante.

LENA : Allez les enfants, vous devez être partis dans dix minutes. Stef et moi avons un rendez-vous avec Bill et après, je vais prendre Jude pour l’emmener à l’école, lui faire visiter.

Je la regarde, essayant de refouler ton mon stress. Je n’ai vraiment pas envie de me séparer de lui. Par encore, plus jamais. De plus, Bill trouvera sûrement que cette fois ci, j’ai dépassé les bornes … Et il ne me laissera plus sortir de détention. Lena se penche vers moi.

LENA : Ça ira, je te le promets. Je je les laisserai pas vous séparer, d’accord ?
CALLIE : Oui …
STEF : Très bien, pancakes pour tout le monde !
Tout le monde se sert. A ce moment, Stef glisse sur le skate de Jesus, et celui-ci se fait de nouveau réprimander.
STEF : Tu as pris tes pilules ce matin ?
JESUS : Oui.
STEF. Non.
JESUS : Non.


Il se dirige vers la boite en carton afin de les prendre. Je regarde ensuite Jude, qui est en train de remplir son assiette de sirop d’érable.

CALLIE : Jude …
JUDE : Désolé.


Je lui prends la bouteille des mains et la referme pour la passer au suivant. Puis nous continuons à manger.


ANCHOR BEACH SCHOOL
– END OF THE MORNING
Matinée tout à fait normale : cours barbant, fouille des casiers impromptue dont je n’ai de toute manière pas à me soucier puisque je n’en ai pas encore. Puis c’est l’heure pour moi d’aller manger, mais avant d’aller me chercher une table, je passe par la salle de classe de Jude. Il est assis, en train de travailler ses maths. Je tapote discrètement sur le carreau afin qu’il n’y est que lui qui m’entende, ce qui ne rate pas. Il se retourne vers son professeur et lui demande d’aller aux toilettes puis sort de la classe.

CALLIE : Ça va ?

Il hoche la tête.

CALLIE : Tout se passe bien ?
JUDE : Ouai.
CALLIE : Bien. Je voulais être sûre. As-tu vu Bill ?
JUDE : Oui.
CALLIE : A-t-il dit quelque chose ?
JUDE : Comme quoi ?
CALLIE : Je ne sais pas, n’importe quoi.
JUDE : Il m’a dit « Salut ». Pourquoi ?
CALLIE : Je me demandais juste. Retournes en classe. Apprends quelque chose !


Il retourne en classe, souriant. Je ne sais pas ce qu’a dit Bill, je ne sais pas ce qu’il pense qu’il va faire, mais au moins, là tout de suite, Jude se sent bien. Et c’est le plus important.
Je me mets en route vers une place où déjeuner. Mais toutes les places sont déjà prises, alors je monte jusqu’à la salle de musique, où je m’assois tranquillement pour entamer mon repas, accoudée à la fenêtre. Quelques minutes plus tard, Brandon entre.

BRANDON : Hey.
CALLIE : Hey ! Hum … J’évitais le « avec qui je m’assois pour déjeuner ».
BRANDON : Compris.


Je me lève et commence à partir.

CALLIE : Je te laisse t’entrainer.
BRANDON : Non, tu peux rester.
CALLIE : T’es sûr ?
BRANDON : Ouaip.


Je me rassois alors et continue à manger.

CALLIE : T’es vraiment pas puni ? Tes mères sont toujours aussi cool, ou c’est parce que tu ne fais jamais rien de mal ?
BRANDON : Non, ça m’arrive. C’est pas comme si j’avais jamais eu de problèmes.


Je rigole.

CALLIE : Vraiment ?
BRANDON : Ouais.
CALLIE : Comme ?
BRANDON : Je … J’ai été pris en train … De voler.
CALLIE : Ah oui ? Quoi ?


Il hésite.

BRANDON : Une voiture.

Je continue de rire silencieusement.

BRANDON : Une boîte d’allumette quand j’avais cinq ans.
CALLIE : Ouais, t’es un sale garçon.


Je continue à rire tout en prenant la guitare qui se trouve à côté. Sans trop réfléchir, je me positionne comme si j’allais en jouer.

BRANDON : Quoi ?
CALLIE : Rien. Je me demande juste, comment tu peux savoir qui tu es, si tu fais toujours ce qu’on attend de toi.


Je joue un accord.

BRANDON : Pas mal. Tu joues ?
CALLIE : Euh, un peu. J’avais l’habitude de jouer avant. Ma mère m’a appris quelques trucks, avant …
BRANDON : Avant ?
CALLIE : Tu sais. Avant … Qu’elle décède.


Il pose sa main sur mon genou pour me réconforter.


FOSTER’S HOME
- NIGHT
Assise sur le canapé, révisant mes cours de la journée, je garde un œil sur Jude qui fait ses devoirs. Il reste devant sa feuille sans rien faire pendant une, deux, trois minutes. Je me penche par-dessus son épaule et regard son calcul.

CALLIE : Seize.

Il note le résultat.

JUDE : Et celui-là ?

Je jette un coup d’œil à l’exercice.

CALLIE : Tu le sais. Qu’est-ce que tu as à faire ?

Il me regarde sans rien dire.

CALLIE : Tu dois diviser par le Y … Quatre. La réponse est quatre.

Je lui ébouriffe les cheveux.

CALLIE : Tu aurais dû le savoir.
JUDE : TU aurais dû le savoir.
CALLIE : Je le savais !
JUDE : Non !
CALLIE : Si !


Il continue de le nier, si bien que, sourire aux lèvres, je l’attraper et le met sur le canapé avec moi. Je le chatouille jusqu’à ce qu’il soit plaqué sur le canapé, riant comme jamais.

CALLIE : Si insolent !
JUDE : Arrête !
CALLIE : Non, toi arrête !


Il rit toujours quand je le laisse se relever.

JUDE : combien de temps on va rester ici ?

Je lui ébouriffe de nouveau les cheveux.

CALLIE : Je ne sais pas petit.

Puis il me regarde sans rien faire. Je fais un signe de la tête vers ses devoirs.

CALLIE : Finis tes devoirs !

Il y retourne sans rechigner tandis que je réfléchis à cette question. J’espère qu’on restera longtemps. Mais en même temps, si nous pouvions trouver une famille définitive tôt, ça lui éviterais de trop s’attacher ... Et donc de trop souffrir.

Une fois les devoirs enfin terminés, Jude part vagabonder dans la maison pendant que je fais les miens. Je n’en ai pas beaucoup, juste deux trois cours à réviser, quelques textes à relire. Puis une reunion de … « famille » est organisée. Nous nous asseyons tous sur le canapé tandis que Stef et Lena nous parle.

STEF : Donc, nous avons quelque chose à dire, évidemment.
LENA : Stef et moi avons eu notre rendez-vous avec Bill, et nous avons pris une décision.


Je respire un bon coup.

LENA : Nous ne sommes pas en position d’offrit à Jude et Callie une maison pour toujours …
STEF : Mais nous voudrions que vous, vous voyez à l’aise et en sécurité autant que possible, jusqu’à ce que Bill vous trouve une maison permanente. Cependant, ça peut prendre du temps.
LENA : Cela pourrait être une semaine, voire une année, nous ne savons pas.
STEF : Oui. Ce que nous voulons, c’est que cette maison soit votre dernière étape, pour toujours, d’accord ?
LENA : Ce qui veut dire que vous devez libérer le salon. Je pense que vous êtes d’accord pour rester là encore une nuit, mais demain, on nous livre des lits donc après les cours, on les aides à s’installer, d’accord ?


Tout le monde à l’air d’accord.

STEF : Brandon et Jesus pourront utiliser leurs muscles, hein ? Et Jude, mon nouvel et jeune ami, tu iras dans la chambre de Jesus, et Callie, tu iras dans la chambre de Mariana.

Cela plait tout de suite moins à Mariana, mais peut m’importe. On reste, et c’est tout ce qui compte.

Nous finissons par aller souper. Après tous les préparatifs pour la nuit fait, je vais me coucher. Jude dors déjà à côté du canapé. Je m’assois sur mon « lit » et, non sans surprise, y trouve une vieille, mais belle guitare. J’entends quelqu’un monter l’escalier et sourit. Puis je pose la guitare sur le côté et me met sous la couette.


ANCHOR BEACH SCHOOL
– END OF THE MORNING
Encore l’heure du repas. Je passe devant la table de Mariana, qui parle à ses amis, puis pars me chercher une place. Toutes les tables sont déjà pleines. Je comment donc à partir vers la salle de musique quand Talya m’invite à les rejoindre.

Je vais m’assoir avec elle et ses amis, légèrement troublée qu’elle m’invite.

TALYA : Alors, comment tu vas ? Je veux dire, je sais que ces quelques jours ont été un peu fou, surtout pour toi.
CALLIE : Je vais bien, merci.
TALYA : Donc, d’où viens-tu ?
CALLIE : D’ici et là.
TALYA : Super. C’est à ton frère que tu parlais ce matin ?
CALLIE : Oui, c’est Jude.
TALYA : Il est totalement adorable.
CALLIE : Il est super.
TALYA : J’aime tes bracelets.
CALLIE : Merci.
TALYA : Je devrais en acheter. Trop cool.
CALLIE : J’aime beaucoup ton foulard.


Blanc.

TALYA : Alors, tu vas rester combien de temps ? Deux semaines, un mois … Six mois ?

Je peux savoir pourquoi elle a l’air si pressée de me voir partir ?

CALLIE : Je ne sais pas. Ca ne dépend pas de moi.

Elle s’empresse de trouver une excuse au pourquoi de sa question.

TALYA : On devrait t’amener dans quelques boîtes. Pour que tu puisses rencontrer des gens. Ca doit être hyper ennuyeux d’être avec Brandon tout le temps.

Une seconde … Ils ne sont pas en couple ?

CALLIE : Tu sais mieux que moi.
TALYA : Ah oui ? On est ensemble la plupart du temps. Stef et Lena sont d’un grand soutien dans notre relation. Stef lui achète même ses capotes. C’est pas trop génial ?


Elle ne serait pas légèrement jalouse ?

CALLIE : C’est super.

Le repas se finis dans la bonne humeur. Je fais la connaissance de ses amis, toutes très sympathiques. Mais avec Talya, il y a toujours … Un truck.

FOSTER’S HOME
- AFTERNOON

Le reste de la journée se passe normalement pour une journée de cours. Puis quand c’est enfin fini, je rejoins Mariana et Jude afin que nous rentrions ensemble. Je pose des questions à Jude sur sa journée, et il est très heureux de tout me raconter. Une fois près de la maison, il finit par me parler de ses camarades.

JUDE : Ce mec, Connor, il était sympa.

Mais c’est tout ce qu’il me dit.

JUDE : Ils lisent ce livre, Les aventuriers des mondes … Quelques chose.
CALLIE : Fantastique ?
JUDE : Quoi ?
CALLIE : Les aventuriers des mondes fantastiques ?
JUDE : Ah oui c’est ça. Peu importe, je ne comprends pas. C’est un peu déroutant.


Mariana s’arrête.

CALLIE : Quoi ?
MARIANA : Pourquoi mes deux mères sont à la maison ?


Je ne dis rien, me contentant d’hausser les sourcils. Nous entrons dans la maison et trouvent Lena et Stef dans la salle à manger. J’ai l’impression qu’elles veulent parler à Mariana … Mais je me trompe lourdement.

MARIANA : Qu’est-ce qu’il se passe ?
STEF : Mariana, tu peux amener Jude à l’étage, s’il te plaît ? Il faut que nous parlions à Callie.


Personne ne bouge, moi encore moins. Jude me jette un regard.

STEF : Tout va bien, elle sera là. Callie ?

Mariana emmène Jude à l’étage pendant que je suis Stef et Lena dans la salle à manger. Je m’assois en bout de table, me tournant face à elles.

STEF : On nous a dit que … Tu volais les médicaments de Jesus ? Et que tu les revendais à l’école, c’est vrai ?

Je m’appuis conter le dossier de ma chaise. Que l’on dise que c’est moi m’énerve. Mais le pire, c’est qu’elles semblent le croire. Je ne dis rien, me contentant de les regarder.

STEF : Est-ce que c’est vrai ?
CALLIE : Non.
STEF : Tu en es sûre ?


Non, attendez, hier j’ai eu un moment d’égarement, c’est peut-être là que j’ai volé de la drogue pour la revendre.

CALLIE : Oui.
LENA : Alors pourquoi cet étudiant dit que tu l’as fait ?
CALLIE : J’imagine que je suis une cible facile.
STEF : D’accord.


J’attends de pouvoir partir, ce qui ne tarde pas.

STEF : Tu nous laisses une minute ?

Je me hâte de partir dans le salon. Je laisse tomber mon sac sur le canapé et les regardes discuter. Alors comme ça j’ai vraiment l’air d’être une mauvaise personne ? Je donne tellement mauvaise impression que dès qu’un ado accro à la drogue sort des bêtises dans ce genre, on le croit ? Les larmes aux yeux, j’attrape la guitare posée contre le canapé et sort dehors m’assoir dans l’herbe.

Je reste assise sur le sol, la guitare posée sur mes genoux, le temps de sécher mes larmes. Quelques minutes plus tard, Mariana me rejoint.

CALLIE : Où est Jude ?
MARIANA : Il lit un magazine dans ma chambre. Il va bien.
CALLIE : D’accord … Je ne sais pas ce que je vais lui dire.
MARIANA : Alors, qu’est-il arrivé ?
CALLIE : Elles pensent que j’ai volé les pilules de ton frère.
MARIANA : Qu’est-ce que tu leur as dit ?
CALLIE : Je ne leur ai pas dit que c’était toi, si c’est ce que tu me demandes.


Elle semble ne pas comprendre mon choix.

MARIANA : Pourquoi pas ?
CALLIE : Comme si elles m’auraient cru.


Elle part en me laissant seul. Je ne fais rien pendant quelques minutes puis regarde la guitare, essayant de me souvenir des accords que j’ai appris. Sans succès. Brandon finit par arriver, remarquant mes tentatives désastreuses.

CALLIE : Surprise que tu veuilles fréquenter une trafiquante de drogue reconnue.

Après tout, mieux vaut en rire qu’en pleurer.

BRANDON : Tu l’as fait ?
CALLIE : A ton avis ?


Il se contente de me regarder.

BRANDON : Je pense que ton accord de sol est faux. Essaye la sixième corde sur la troisième frette.

Je pose mes doigts aux positions indiquées et gratte les cordes. Ça sonne mieux d’un coup.

BRANDON : Tu y es.

Je le regarde à mon tour.

CALLIE : Merci … Pour la guitare.
BRANDON : De rien.


Il s’assoit à mes côté tandis que je joue toujours le même accord. Puis j’essaie de changer d’accord.

CALLIE : Je ne me souviens de rien.

Je joue un accord au hasard.

BRANDON : Je pense que c’est un do là.
CALLIE : J’avais bon ?


Il me montre la bonne frette.

BRANDON : Ici.

Je joue l’accord.

BRANDON : Et si tu descends ces deux doigts là, tu vas faire un autre accord.

Je joue de nouveau. Alors je les enchaine tous un par un, sous l’œil attentif de mon « professeur ».

BRANDON : Bien !

Je lui souris. Il m’explique ensuite d’autres accords. Puis, je lui donne la guitare, et il me fait une démonstration de ce qu’il connait. Il joue des accords, encore, encore, plus que je n’en connaîtrais jamais. Puis ses mères arrivent.

LENA : Hey Brandon, tu voudrais nous excuser une seconde ?
BRANDON : Bien sûr !


Il me redonne la guitare et s’en va. Je me lève et, les mains serrées sur le manche, je rejoins Lena et Stef.

STEF : Donc, il s’est avéré qu’on nous a donné de fausses informations.

Sans blague.

LENA : Et je promets que je vais trouver comment c’est arrivé exactement.
STEF : On est vraiment désolées de ne pas t’avoir cru. Nous pensons que la confiance est quelque chose qui doit se gagner.
LENA : Et nous aimerions vraiment gagner la tienne.

Je souris, rassurée.

CALLIE : D’accord.

Je hausse la tête tandis qu’elles rigolent, heureuse. Puis Stef me prend par l’épaule et m’emmène vers la maison.

STEF : Très bien, c’est parti !


FOSTER’S HOME
- NIGHT
Dans la chambre de Jesus, je range une à une les affaires de Jude pendant que celui-ci regarde son livre.

JUDE : Je suis heureux que nous restions ici. Je me plais.
CALLIE : Ah oui ?


Il ne dit rien, hoche simplement la tête. Je lui colle un baiser sur le front.

CALLIE : Ne te plais pas trop quand même.

Une fois ses affaires rangées, je lui dis d’aller se coucher puis pars dans le salon. Brandon m’y attend, la guitare en main, et me demande si j’aimerais jouer avec lui dans sa chambre. J’accepte avec entrain et, une fois assise sur son lit, j’essaie de jouer les accords qu’il m’a appris.

CALLIE : Je ne me souviens de rien !
BRANDON : Continue d’essayer. Ca reviendra.


Je réfléchis quelques secondes puis me lance, enchainant les accords, très vite rejointe par Brandon au piano.





HISTOIRE - CHAPITRE 3

FOSTER’S HOME
– MORNING



musique

HISTOIRE - CHAPITRE 4

FOSTER’S HOME
– MORNING



musique

HISTOIRE - CHAPITRE 6

FOSTER’S HOME
– MORNING



musique

HISTOIRE - CHAPITRE 7

FOSTER’S HOME
– MORNING



musique

HISTOIRE - CHAPITRE 9

FOSTER’S HOME
– MORNING



musique

HISTOIRE - CHAPITRE 10

FOSTER’S HOME
– MORNING


Dernière édition par Callie Jacob le Dim 20 Oct - 15:12, édité 21 fois
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SummerBreeze


Identité
Nom: Summer Breeze
Sexe: Jument
Race: Trotteur Anglais
Robe: Bai
Age: 5 Ans
Naissance: le 25.05.2008
Père:Inconnu
Mère:Inconnue
Descendance:Inconnue
Propriétaire : Callie Jacob
Caractère
Summer. Petit poulain tout mignon aimé et cajoler. Summer est née chez des gens qui ne la voulait pas, mais qui n'ont pas pu résister à sa bouille d'amour. On l'a choyé jusqu'à son sevrage. Une fois celui-ci terminé, la pouliche a été confiée à des gens qui s'y connaissaient bien. Ils l'ont débourée en douceur et avec beaucoup de respect, puis à ses trois ans, elle fut vendu à une famille qui avait une fille de 14 ans et qui avait un très bon niveau, afin de finir son débourage.

Pendant trois mois, la jeune fille monta sa jument tout les jours, la promena, bref, sans occupa très bien. Malheureusement, après que leurs maison fut incendié, ils durent vendre Summer. Sa deuxième famille était très gentille aussi. Seulement, deux mois après, l'un des fils eu un grave accident en tombant d'un autre cheval et Summer fut à nouveau vendus. Et ce fut comme ça à chaque fois. Summer passa dans plus de six familles, toutes très gentilles, mais qui ne pouvait la garder plus de six mois. Alors la jument a fini par ne plus s'attacher à personne, et a fini par développer des phobies.

Summer est une jument qui a un bon fond. Seulement, très stressée, elle a tendance a sursauter au moindre bruit. Elle passe son temps à scanner son environnement, c'est à dire à tourner sa tête de gauche à droite sans s'arrêter. Quand aux phobies, la bai a depuis peur des transports. Personne ne sait d'où cela vient, puisqu'elle a toujours acceptée les voyages en van ... Jusqu'à il y a quelques jours. Sa peur des transports lui a aussi donné la peur de l'enfermement : si quelqu'un met Summer dans un box, celle-ci cassera la porte pour s'en échapper.

Comment procéder ? Gagner sa confiance. Summer est pleine de bonne volonté, et à cœur en or remplie d'amour à donner. Le reste se fera tout seul.
Compétences
Saut:00
Dressage:00
Cross:00
Hunter:00

Endurance:00
TREC:00
Course:00
Western:00
Polo/horse ball/Pony-games00
Attelage:00

Débourrage: 100 %
PodiumsEtat
Moral: 20 %
Forme: 50 %
Santé: 50 %
Complicité 00 %







Dernière édition par Callie Jacob le Sam 19 Oct - 22:44, édité 1 fois
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Mmm, intéressant ta définition de l'éthologie ^^'
Re-Bienvenue :P
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Ahah, heureusement que c'est pas vraiment la mienne ;P
Merci :)
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Encore heureux ! :P
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Hâte de voiir ce que va donner ton nouveau personnage =D Et au passage, on fait quoi de ton ancien cheval ?
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    J'lai jeté (ouh la michante)
    Moi aussi j'ai hâte !! :3
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haha On aurait pu le proposer en ventes quand même bref ! Finis vite !
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    Bah sa fiche est dans la corbeille si tu veux x)
    J'aurais fini d'ici la fin de la semaine normalement What a Face
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Date d'inscription : 02/08/2013

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Ba on verra ! j'ai hâte de voir.
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Un sixième du premier chapitre de l'histoire est posté, je sens que ça va être long xD
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Yeah !
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    Chapitre 1 posté, plus que onze XD
    Je ne pensais vraiment pas que ça me prendrait tant de temps !!
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Simpa l'histoire j'aime beaucoup :)
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    Merci :)
    Je ne pensais pas que quelqu'un la lirait ^^
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Bien sûr que si on lit ! Oo
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Je pensais pas que je le lirais jusqu'au bout, mais c'est prenant et super bien raconté ! :P
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