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Le précipice [PV Avril]

Message par Invité le Ven 1 Nov - 22:15

La vie est si brève
Avez vous déjà marché droit devant vous, sans but précis. Avez vous déjà marché sans vous arrêter, sans savoir où aller. Avez vous déjà marché l'esprit vide de pensées, le regard hagard. Avez vous simplement marché sans but comme si vous traversiez la vie dans le même état d'esprit.

Romeo était ainsi. Il marchait doucement, mettant un pas devant l'autre sans penser où il allait. Marcher droit devant jusqu'à rencontrer le premier obstacle. Le contourner, reprendre la route. Que fuyait-il à part lui-même ? Il se fuyait comme la peste. Il fuyait ce qu'il était. Il fuyait ce qu'il avait été. Il fuyait ses pensées, sa personnalité, sa mémoire.

Il arriva, sans vraiment y faire attention, près de la place de la constitution. Il arriva au bord du précipice que le destin lui tendait. Une personne dans la rue l'interpella, le sortit de cet état d'automate. De l'autre côté de la rue il y avait Avril. Il la regarda et sourit à cette perle qu'il avait rencontré. Il ne savait pas si elle lui avait pardonné, il ne savait pas si elle l'appréciait toujours mais lui, Romeo, il l'admirait et l'aimait toujours autant.

Il n'y avait qu'une route qui les séparait. Une simple route. La route de la timidité pour Romeo. Il inspira fortement et garda ce sourire de joie qui lui allait si bien. C'est comme s'il avait trouvé le but de sa marche, le but de sa vie. Il était au calme, en paix, serein et surtout il était présent. Il leva la main pour l'agiter et saluer la jeune femme.

Puis il décida de braver sa timidité, de passer la route qui les séparait, de tirer un pont entre Avril et lui, de la rejoindre. Il n'avait d'yeux que pour elle. Il fit un pas. Deux. Comme toujours il ne faisait pas attention lorsqu'il marchait. Une voiture déboula d'un croisement en un crissement de pneu. Un troisième pas. Il était au milieu de la voie maintenant.

La voiture l'avait sûrement vu. Elle n'a pas pu s'arrêter. Pas à temps. Elle allait trop vite. Tout alla trop vite. Le pare-chocs faucha le garçon a la hanche. Le corps fut propulsé contre le pare-brise qu'il brisa au passage. Puis Romeo roula sur le toit de la voiture avant de retomber de l'autre côté. Quelques mètres plus loin la voiture arrêta finalement sa course mais elle laissa derrière elle un corps inanimé. Un filet de sang coulant de la bouche pâle du jeune homme. Le visage couvert de cicatrices d'où s'écoulait un liquide rouge. le visage, après tout, n'était désormais qu'une tâche sanglante. Quelqu'un s'appuya pour écouter le coeur mais il n'y avait plus un battement, plus une respiration. Le corps était figé à jamais dans cette pâleur.

Pourtant Romeo gardait ce sourire de joie qu'il avait eut en voyant Avril. Il le garderait à jamais.

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it's your life can't live it twice


Pourtant Avril pleurait ce sourire de joie qu'elle avait eu en voyant Romeo. Elle le pleurerait pour toujours.

Oh, you can't hear me cry
See my dreams all die
Les larmes perlent à mes yeux. Un sentiment d'injustice, d'impuissance. Ceux dont on connait le nom, mais rarement les effets. D'un pas lourd, languissant, je me rapproche de toi. La foule s'est déjà amassée. Pourtant, on me laisse passer, sans mot dire. Mon visage doit indiquer que j'étais celle pour qui tu as traversé. Au fond de moi, je ris tout bas. Tous ces gens, ils auraient pu être ceux qui nous faisaient tant de mal. Le regard vague, les images floues qui ne s'impriment pas sur ma rétine. Ces gens, ils me laissent passer pour te rejoindre. Alors que, pendant tout ce temps, ils ont œuvré dans l'ombre pour nous maintenir à distance l'un de l'autre.


Oh,when you told me you'd leave
I felt like I couldn't breath
My aching body fell to the floor
Sans un mot, je m'écroule. Je sens la peau de mes genoux se déchirer sur le tarmac. Le sang coule. Peut-être se mêle-t-il au tien. Mais ça ne sert à rien. A rien d'y penser, à rien d'espérer. Le monde est mal fait. Je sens les regards des gens sur moi. Sur toi. Sur nous. Encore et toujours. La tête basse, mes longs cheveux touchent le sol. Se mêlent au sang. Au tien. Et moi, d'ordinaire si apprêtée, je ne fais rien. Je laisse mes larmes couler, diluant tout. Vois, tu m'auras changé jusque dans mon être profond. Toi, ton petit être fragile, généreux, et tant aimé. Regarde ton oeuvre. Avec le sourire. Jamais je n'aurais pu imaginer ça de toi. Toi non plus, d'ailleurs.


It's so quiet here
And I feel so cold
Je n'entends plus aucun bruit. Pas même les propres battements de mon cœur. Les tiens, je ne les espère plus. J'approche ma main tremblante de ton visage endormi. L'émotion me prend. Mon cœur doit toujours fonctionner pour me faire aussi mal. Ton teint blanc se rapproche du mien. Je suis blanche de peur. Tu es blanc de mort. Mes larmes ne se tarissent pas, au contraire. Elles tombent, coulent, toujours plus nombreuses. J'attrape un pan de ma jupe qui s'est auréolée autour de moi. Par des gestes calmes et lents, je nettoie ton visage. Le sang disparaît petit à petit. Mes larmes ont raison des dernières traces. Ton visage blafard n'est même plus éclairé par tes yeux bleus. La mort les as voilés, eux aussi. Même ça, elle ne se peut s'empêcher de l'emporter.


I should've known better
Now it hurts much more...
Je ne peux plus rien faire. Pour une fois dans ma vie, je suis impuissante. L'argent achète tout, dit-on. Sauf l'amour. Sauf la vie. La liste n'est pas terminée, j'en suis certaine. Tu m'as tant appris que je sais que, même maintenant, tu m'apprendras toujours. Jetant un coup d’œil à mon poignet, j'y vois mon bracelet. En souvenirs de moments que je chérirais à présent, j'attrape ta main. Je ne peux te rendre ça que maintenant, alors même que tu n'es plus. Et je m'en excuses. Jamais je ne me pardonnerais tout cela. A ton poignet brille une gourmette. Sans un mot, je la détache, je la rattache à mon propre poignet. Entremêlée à mon bracelet, elle me semble lourde. Mais sera toujours plus légère que ma peine, et encore plus que ma culpabilité.


Why I'm alone and freezing
I'm just left alone to cry.
J'entends qu'on s'adresse à moi. Les cheveux souillés de ton sang, les joues creusées par les larmes et le regard aussi vide que le tien, je relève doucement la tête. De l'espagnol. Ah, oui. Je suis en Espagne. J'ai tout perdu en te perdant toi. On m'aide à me relever. Je n'ai plus aucune force, plus aucune volonté. On me pose des questions, pour la plupart je ne peux y répondre. Puis on me pose l'ultime, celle qui va sceller ce moment. Ai-je un quelconque lien de parenté, marital avec toi ?

Sans un mot, sans un regard, je m'éloigne. Je n'ai, à priori, aucun droit de rester avec toi. Rien ne me rattaches à toi.
Pourtant, je t'ai laissé mon cœur.
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