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Am I someone ? [Andrea Echtears ~ Matthew J. Fox]

Message par Invité le Mar 22 Avr - 20:20

Matthew avait passé la fin de la journée à errer sur des sentiers qui lui étaient inconnus, soupirant de mélancolie. Il venait de quitter Anastasia, et déjà il enviait Miguel d'avoir une femme aussi douce et charmante qui l'attendait dans son petit chez-lui. Lui qui avait tout perdu, il avait depuis longtemps renoncé à l'amour, et, un peu égoïstement, espérer que ceux qui l'entouraient auraient fait de même. Parfois, il se souvenait qu'il ne savait pas ce qu'aimer voulait dire. Il s'imaginait que ce n'était rien de plus qu'un sentiment de confort purement matériel, qui faisait paraître plus important en société, mais maintenant qu'il s'était retrouvé devant une femme aimante qui, à chaque évocation de son mari, versait quelques larmes douloureuses de manque, il ne savait que penser. Etait-ce si puissant que cela ? Passerait-ce au travers des boucliers émotionnels qu'il avait dressé sur son chemin ?
Aussi c'était-il imaginé aimer. Mais cette idée lui parut tellement stupide qu'il ne put s'empêcher d'en rire. En une année de repos, le bon et fier militaire était redevenue la pauvre mauviette naïve qu'il avait toujours été.

Quand il releva enfin la tête de sa conscience, il marchait sur un chemin large en direction des bâtiments d'acier de la ville et de son centre. Il s'arrêta un instant, pour fixer ce coucher de soleil que certains auraient trouvés si splendide mais que lui ne considéraient que comme une futilité de la vie. Un aperçut inutile de la fin d'un astre. La vision ingrate d'une ombre sur l'avenir.
Alors qu'il allait reprendre sa marche, il s'observa une seconde dans une flaque d'eau qui lui barrait la route. Les yeux cernés, les traits tirés, il ne se trouvait vraiment pas attirant. Ses lèvres résolument closes ne dévoilait rien d'autre qu'une grimace de dégoût. Qu'il était médiocre.
Une goutte de pluie s'écrasa sur le sol à ses côtés, bientôt suivie par ses milliards de consœurs. Elles prirent surement un malin plaisir à souiller ses vêtements, à le tremper jusqu'aux os. Ses cheveux se rabattirent sur son crâne ruisselant, et il détourna le regard de sa piteuse image.

Il se vida l'esprit en une seconde, comme il avait si bien appris à le faire à l'armée quand il devait abattre une cible, mais cette fois s'était lui à qui il aurait eut envie de mettre une balle entre les deux yeux. Quelques minutes plus tard, il sortit de sa torpeur pour traverser une route sans se faire écraser, et ainsi entrer dans le dédale de rues menaçantes qui l'y attendaient.
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La pluie bat les carreaux, s'acharnant sur eux. Andrea, le regard rivé sur la vitre, observe un instant les gouttes se livrer un combat qui, pourtant, est peine perdu. Ce ne sont jamais les plus faibles qui gagnent.
Il ne peut s'empêcher de se comparer à cette situation. Il est la pluie, l'événement embêtant et pourtant récurent qui, malgré tous ses efforts, ne parvient pas à franchir les barrières. La pluie, qui combat toujours avec la même férocité, toujours la même volonté. On ne peut pas enlever sa combativité à l'anglais, ce serait a shame.

Allongé dans le petit canapé, il regarde sans vraiment le suivre un match de foot. Une canette de bière traîné déjà à ses pieds, et il est en train d'hésiter pour aller en chercher une autre. Comme s'il avait senti cette soudaine envie de son maître de se saouler, Gepetto se lèvre de son panier et vient taper du museau dans la canette vide. Peut-être est-ce seulement pour demander la dernière sortie de la journée, son intelligence ayant tout de même des limites.
Dans un grognement plus animal qu'autre chose, Andrea se lève et, pour respecter son chien à qui il doit une fière chandelle, va jeter la canette vide dans la poubelle. Éteignant la télévision en se rendant compte que le son était coupé depuis le début, il fait tinter les clés, et obtient deux aboiements joyeux.

Posant un manteau sur ses épaules, il hésite à l'entrée pour un parapluie. Se souvenant que, de toutes façons, il n'arrivera pas à le tenir s'il devait rattraper une Idylle en folie, il décide de le laisser et, enfonçant sa main inutile dans sa poche, ouvre la porte sur un rideau de pluie. Sa magnifique chienne rentrera plus noire que blanche, et il devra encore passer des heures à la brosser. Encore heureux qu'elle soit sage et ne tente pas de s'échapper en profitant de son handicap.
A peine a-t-il refermé la porte à clé qu'il entend un aboiement furieux. Reconnaissant là son chien, le seul à avoir un maître suffisamment dévoué pour le sortir sous une pluie torrentielle, il se dirige sans grand empressement vers l'origine du bruit. Avisant la forme émaciée de son chien-loup, il voit derrière lui un homme grand, rendu grisâtre par le mauvais éclairage de la rue.
Calmant ses deux animaux d'un ordre sec, il leur signifie d'un claquement de doigts d'aller s'asseoir derrière lui. Si Geppeto obéit au doigt et à l’œil, Idylle a besoin d'une pression sur le collier pour se décider.

Se tournant vers l'inconnu, bien que fermement décidé à ne pas trop parler sous cette pluie battante, il lui pose la question que n'importe quel propriétaire de chien énumère plusieurs fois par jour.
- Tout va bien ? Il ne vous a pas mordu ?
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La pluie glaça ses os en un instant, et, malgré les entraînements sous des trombes d'eau d'autrefois, il se retrouva reniflant toutes les demi-secondes, pris d'un rhume express. Il soupira en se traitant mentalement d'imbécile fini, et s'aventura dans le dédal de ruelles sombres qui formaient le centre ville. Sur les pavés de la route résonnaient la guerre des milles-et-une gouttes, dans un bruit de fond perturbant. Pourtant, à peine Matthew s'était-il avancé dans la première ruelle étroite que des aboiements furieux couvrirent le bruit de la pluie. Quelques secondes plus tard, deux boules de poils se jetaient à ses pieds, avec une lueur étrange dans le regard. Fronçant les sourcils, l'ex-militaire s’apprêtait à contenter la première bête d'un coup de pied entre les côtes quand un homme, certainement leur maître, les rappela à lui.
Devant lui se dressait un brun aux yeux bleus, un peu plus petit que lui, au regard transperçant et à l'allure fière qui le toisait d'un air pressé d'en conclure. Matthew éternua, avant de s'essuyer le front où coulaient de petites gouttes d'eau. Sa tête commençait à tourner, et il sentit qu'il devait s'empresser de rentrer. Evidemment, il avait été stupide de vouloir se balader sous la pluie en t-shirt.

- Tout va bien ? Il ne vous à pas mordu ?

Matthew hocha la tête vers les deux chiens qui le regardaient maintenant d'un air niais, la langue pendante.

- Non.

Il éternua de plus belle, et renifla lamentablement. Il adressa un dernier hochement de tête à l'homme et s'apprêtait à faire demi-tour quand ses jambes le lâchèrent, et qu'il s'écrasa sur le sol, à demi-conscient. Il tenta de se relever, mais sa tête tourna de plus belle, et, se sentant pris par une fièvre affreuse, il ne put s'empêcher de jurer à voix haute contre cette fichue crève qu'il venait d'attraper.
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A peine l'inconnu l'avait-il rassuré qu'Andrea la vit s'écrouler au sol. Après avoir longuement hésité sur rire ou pleurer sur son tortillement très peu viril de crevette atrophiée, l'anglais décida de lâcher un rire strident qui contrasta un instant avec la morosité des murs de la rue. En voyant toujours l'inconnu à terre, il s'arrêta cependant, et appela Gepetto en lui ordonnant de l'aider. Même en anglais, le fidèle chien-loup compris sa demande, et s'approcha aux côtés de son maître.

Se penchant sur le corps sans vie, il se rendit compte qu'il respirait pourtant toujours. A la fois content qu'il ne soit pas mort d'un infarctus, et bien embêté de devoir rester plus de temps que nécessaire sous la pluie, il tendit une main vers ce qui semblait être le bras de l'inconnu. Ne pouvant cacher les larmes de rire qu'il avait eues, il chercha à détendre l'atmosphère. Quitte à ce que cet homme meure dans 2 minutes, autant qu'il ai rit une dernière fois.
Ou que, au moins, il n'en veuille pas à Andrea jusqu'à la fin de ses jours s'il venait à vivre.
""- Je ne savais pas que mes chiens pouvaient créer un tel effet...

Se retenant furieusement pour ne pas recommencer à rire, un gémissement / glapissement / bruit de son chien le ramena à la réalité, à savoir un inconnu écroulé dans la boue sale d'une ruelle mal famée. Mais est-ce que la boue peut-être propre, d'ailleurs ?
""- Bon, sachant que tu vas pas me répondre oui à la question "Tu vas bien ?", attrape ma main. J'ai que celle-ci à te proposer par contre, l'autre est pour ainsi dire hors service. 'Eto va t'aider aussi, si t'en as besoin appuie-toi sur lui.

D'un claquement de doigts dans la direction désirée, il obtins une réponse immédiate et parfait du chien-loup, qui se plaça de l'autre côté de l'homme. Le reniflant un peu, Andrea reconnut bien le chien élevé par une jeune fille malvoyante lorsqu'il passa sa truffe sous le bras de l'inconnu. Bon. Il avait un bras en moins, mais pouvait espérer décrocher le diplôme de secouriste grâce à son chien. Lui, il parlait, et l'animal faisait.

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Le monde tourna à vive allure pendant quelques instants, puis reprit un rythme plus modéré. Les yeux mi-clos, Matthew entendit le rire strident du jeune homme. A vrai dire, il se désespérait lui-même. Un pauvre minable qui tombe sous les coups d'une simple grippe, un vrai soldat ? Mensonge !

- Je ne savais pas que mes chiens pouvaient créer un tel effet...

Quand il put enfin rouvrir convenablement les yeux, il se retrouva face à une main dégoulinante, accrochée à un bras maigre mais musclé, par un frêle poignet.

- Bon, sachant que tu ne vas pas me répondre oui à la question "Tu vas bien ?", attrape ma main. J'ai que celle-ci à te proposer par contre, l'autre est pour ainsi dire hors service. 'Eto va t'aider aussi, si t'en as besoin appuie-toi sur lui.

Matthew se contenta de fixer la main tendue, sans réagir, quand il sentit une truffe s'appuyer contre l'épaule. Il secoua la tête, et fronça les sourcils. Non mais oh, c'était pas un gamin de trois ans pour qu'on ait besoin de le relever ! Il était capable de tenir debout par lui même, et au diable cette foutue fièvre !
De sa main gauche, il écarta le chien assez vivement et sereinement pour éviter une quelconque morsure, alors que du dos de celle de droite, envoya balader celle de l'inconnue. Il prit une inspiration, et bondit nonchalamment sur ses pieds, avant de faire quelques pas pour récupérer son équilibre. Le monde s'était remit à tourner, mais, les poings serrés, Matthew était déterminé à rester droit et vaillant. Il se retourna vers le jeune homme, en fixant son bras valide, avant de déclarer :

- Merci, mais vu que vous n'avez, et vous m'en voyez désolé, qu'un seul bras, je serais bien triste de devoir le réduire en bouillie en le tirant si sauvagement.

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Andrea regarda avec un étonnement non caché l'inconnu se relever en refusant la moindre aide. Répondant au couinement frustré de son chien qui s'était fait remballé, l'anglais alla lui flatter le dessus de la tête pour le rassurer. Il avait bien fait, mais il était tombé sur un homme à la santé bien amochée, mais à l'honneur plus fort que tout. Gardait-on autant d'honneur à deux doigts de la mort ? Il y avait de quoi douter, aussi Andrea ne voulut croire à un rétablissement miraculeux et express de l'inconnu.

Regardant son propre bras, le brun se surprit à le comparer avec celui qui l'avait si brillamment refusé. Certes, il n'était pas aussi baraqué que l'autre. Mais, jetant le regard appréciateur que n'importe quel homme de nature frêle aurait jeté sur la carrure du blond qui lui faisait face, il s'accorda avec les dires que celui-ci venait de lancer.
""- Je pense que, musculairement, j'ai déjà retenu des chevaux bien plus forts que toi. Mais c'est gentil de ta part de vouloir préserver les handicapés.

Appelant ses deux chiens, il leur ordonna brièvement de se diriger vers la maison. Soit vers l'angle à quelques mètre de là. Andrea réalisa pour la première fois qu'il avait à peine fait cent mètres, et qu'il était déjà trempé. Regardant l'homme dans les yeux, il put y déceler très facilement la lueur fiévreuse qui les habitait. Il l'avait contemplée tellement de fois dans le reflet du miroir qu'il la reconnaissait facilement. Passant à côté du blond et le poussant d'un coup d'épaule, il ne lui laissa pas vraiment le choix, ayant bien compris que, dans dix mètres, il s'écroulerait à nouveau.
""- J'habite juste là. Viens au moins te réchauffer, te sécher, te soigner. J'vais pas te laisser repartir comme ça en sachant même pas si tu vas réussir à regagner ton chez-toi. Pas envie de te retrouver mort de froid sur mon palier demain matin.

Ne lui laissant guère le choix, il fit quelques pas, se retournant pour voir s'il était suivi. Un sourire de connivence accroché aux lèvres, il lui proposa une dernière chose.
""- Une bière ?
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Matthew chancela un instant, avant de relever la tête vers le jeune homme étonné. Pour la première fois, il remarqua que derrière son corps maigre se cachaient quelques muscles discrets surement bien entretenus. Il sourit à la remarque du jeune homme. Sans doute. Mais qu'était un cheval face à la force de recul d'une arme à feu ? Face à l'entrainement abominable qu'il avait dut subir durant de si longues années. Ah, que de bons souvenirs, ce temps où l'effort l'envoyait pieds et poings liés en enfer, et qu'il y prenait plaisir.
Un coup d'épaule le ramena à la réalité, et le jeune homme lui désigna un petit porche au coin de la rue. L'ex-militaire fronça les sourcils, soucieux. Il n'avait pas tout à fait prévu ça, et, pour être franc, cela ne l'enchantait guère. Il allait devoir supporter les dires de ce jeune intrus toute la nuit, alors qu'il aspirait encore à quelques activités un peu plus actives. Quand sa fièvre embruma un peu plus son esprit, il s'avoua vaincu, et fit un pas à la suite du brun. Après tout, ça allait tout de même lui éviter de dormir, ce qui était en soit un vrai bon point.

Il accepta l'idée d'une bière, et répondit positivement, marchant derrière le jeune homme et ses deux chiens. La nuit était largement tombée à présent, et la pluie redoublait d'intensité. Agrémenté d'un vent glacial, c'était le temps idéal pour finir en glaçon. Une fois devant la petite porte en bois massif, il se tourna vers le brun et l'étudia un instant supplémentaire. Pas bien grand, 1 mètre 80 à tout cassé, il était plus maigre que mince. C'était peut-être le contraire exact du grand blond, qui conservait encore sa carrure d'ancien militaire. A cette pensée, il se souvint qu'il avait oublié sa séquence de pompes et de tractions de la journée.
Sortant de ses pensées, il se présenta, en tendant la main à l'inconnu.

- Matthew Joshua Fox. Enchanté. Merci encore de votre amabilité.
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Bon, il était sacrement mal en point pour le suivre aussi docilement. Les deux chiens étaient déjà devant la porte, les yeux mouillés, pleins du futile espoir que la balade allait continuer. Malheureusement pour eux, Andrea était moyennement d'humeur, et suffisamment trempé. Eux aussi, d'ailleurs, et l'humain soupira en voyant le pelage trempé et boueux de ses animaux. Il était encore bon pour un séance de toilettage, s'il ne voulait pas que tout son appartement soit repeint d'un marron sale.

Serrant rapidement la main de l'homme, il lui dédia un petit sourire en fourrageant dans sa poche à la recherche des clés dissidentes.
""- Andrea Echtears. Tutoies-moi, please, je prends 10 ans à chaque fois...

Avec un petit rire, il entendit un tintement rassurant, et extirpa le trousseau de sa poche. Manœuvrant habilement -après tout, on se faisait à tout, même à un bras en moins- il ouvrit la porte et s'effaça pour laisser entre Matthew. un regard circulaire à la pièce principale lui renvoya l'image de son quotidien : meublé avec goût, mais certainement pas décoré. Le salon-salle à manger couleur taupe qui s'étendait devant l'invité lui renvoyait à la perfection l'esprit maniaque d'Andrea.
""- Idylle, Geppeto, go. Je t'offre quoi ?

Les deux chiens, sentant l'humeur pour le moins maussade de leur maître, partirent tous les deux s'allonger dans leurs paniers respectifs. Le brossage attendrait. En attendant la réponse de Matthew, Andrea se débarrassa de son manteau et le lança sur un dossier de chaise, peu soucier de la petite flaque d'eau qui commençait à se former en-dessous. Le parquet ne craignait rien. Au pire, il gondolerait, rien de dramatique.
Son Tee-Shirt trempé le gênant particulièrement, il l'enleva, nullement gêné. Fut un temps ou sa cicatrice lui faisait honte. Depuis, elle avait brûlé, avec tout le reste, laissant une peau rose de bébé marbrée de rouge, les vaisseaux sanguins supportant parfois mal l'état lamentable de son bras.
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Malgré (ou grâce, selon le point de vue) à son bras invalide, le jeune homme avait développé une agilité déconcertante, que même Matthew aurait eu du mal à accorder. Ses doigts fouillèrent sa poche alors qu'il se présentait. Il lui demanda d'ailleurs de ne plus le vouvoyer, mais c'était plus fort que lui. Une autre de ces habitudes étranges qu'il avait entretenu durant ses longues années de loyaux services envers la nation. Il secoua la tête pour chasser définitivement son passé de son crâne, et acquiesça en silence. Les clés trouvèrent rapidement la serrure, et la porte s'ouvrit sur un nouveau monde. Un monde qui n'était pas celui de Matthew, parfois trop désordonné. Tout était si propre et si irréprochable qu'il eut un certain dégoût envers la saleté qui couvrait son corps. Il était pitoyable, et, à peine eut-il fermé la porte derrière lui qu'il ne put s'empêcher d'enlever ses chaussures, pour les poser sur le tapis de l'entrée. Ses chaussettes, bien que détrempées, avaient été épargnées par la boue qui recouvrait ses vêtements.

- Et bien, la même chose que v... toi, s'il te plait.

Il se gratta la tempe, gêné, et s'avança dans la pièce impeccable. Il n'avait rien à redire, tout était parfaitement ordonné, classé, trié, rangé. Il frissonna une dernière fois, puis commença à se réchauffer grâce à la chaleur ambiante que dégageait l'appartement. Il n'était certes pas très grand, mais l'agencement que lui avait offert Andrea en faisait un espace luxueux et vivant, quoi que peu décoré.
Alors qu'il tourna les yeux vers son hôte, il tomba face à un dos musclé et mince d'où émergeaient deux omoplates parfaitement conservées. Sa peau marbrée de rouge le fit revenir à la réalité, et il pinça les lèvres. Pauvre homme. La douleur des flammes est la pire des tortures. Lui qui n'avait qu'été percé par une balle devait se sentir chanceux.
Après une seconde d'hésitation, Matthew décida de faire la même chose, et retira son t-shirt détrempé avec aise. Son torse musclé se révéla à la lumière, surplombé par la cicatrice d'une vingtaine de centimètres qui lui barrait l'épaule. Bien sûr, elle avait une jumelle représentée dans le dos du jeune homme. Il effleura son épaule, toujours un peu douloureuse, et regarda le jeune homme avec un sourire qui voulait dire : - Je suis vraiment désolé pour ce qu'il t'arrive, moi même, j'ai faillit finir dans la même situation.
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Andrea émit un pauvre sourire quand il entendit Matthew riper sur le tutoiement. Jetant ensuite un regard à la musculature parfaite de l'homme et à sa cicatrice, il ne put que reconnaître le physique type qu'il avait toujours observé sur son père. Militaire, forcément. Pour son père, cette ancienne vie l'avait empêché d'apprécier à sa juste valeur l'amour de sa femme et la joie d'avoir des enfants. Avec un pauvre sourire déclenché par cet avalanche de souvenirs, il rata celui de Matthew en se détournant pour rejoindre la cuisine.

Piochant deux bières dans le frigo, il dut les apporter une à une sur la table basse du salon, craignant d'en faire tomber une et de provoquer une éruption mousseuse. L'eau, ça allait, mais la bière, le parquet allait finir par porter plainte. Quoique, il y avait quand même un risque moindre, pour un parquet.
""- Chose promise, chose due. Voilà ta bière.

Montrant du doigt les deux canettes sur la table, il s'assit sur le canapé, désignant d'un geste large les deux fauteuils et les deux tiers du canapé restant pour inviter Matthew à s'asseoir. Ouvrant sa propre canette et en buvant une gorgée, il la reposa pour faire une énième proposition.
""- Fais comme chez toi, d'ailleurs. Si t'as besoin d'un médoc', ou d'une bonne douche, t'as qu'à demander.

Se baissant pour attraper une brosse sous le canapé, le simple bruit fit bondir Idylle de son panier. Affichant un franc sourire, il autorisa du regard sa chienne à le rejoindre sur le canapé, se promettant un nettoyage du cuir après son passage. Une fois la boule de poils blanche posée sur le canapé, sa tête blottie sur les genoux de son maître, Andrea commença à se détendre en passant la brosse dans la chose qui servait de fourrure à sa chienne.
""- Militaire, right ?
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L'homme s'éloigna, sans vraiment rencontrer le sourire de Matthew, pour aller chercher les bières. Étrangement, l'ex-militaire habituellement si dédaigneux se sentait presque gêné de pénétrer l'univers intime de ce "Andrea Echtears". Il le suivit du regard, avant de fouiller du regard la pièce. Le salon-salle à manger était d'un taupe sobre, et meublé de meubles communs, qui n'exprimaient pas vraiment d'extrême excentricité. Au contraire, tout était rangé à la perfection, rien ne dépassait. C'était comme un monde où l'homme qui y vivait ne touchait jamais à rien. Aucun grain de poussière ne s'accumulait nul part, et, faisant quelques pas au milieu du salon, Matthew éprouva un besoin urgent de se débarbouiller, d'enlever toute cette crasse qui recouvrait son corps et risquait de tâcher ce parfait tableau.
Le jeune homme s'y prit par deux fois pour amener les bières, et s'installa sur le canapé en lui désignant les places restantes. Hésitant, Matthew préféra rester campé sur ses pieds, la bière à la main, là où il ne risquait pas de mettre du désordre ou de salir.

Après avoir bu une gorgée du liquide douceâtre, le blond hocha la tête à la remarque d'Andrea. Il posa sa bière sur la table, et demanda d'une voix qui se faisait presque timide :

- Je pense ... qu'une douche ne pourrait que me faire du bien.

Sa tête avait l'air de s'être décidée à faire cesser de tourner le monde, peut-être trop subjuguée par la simplicité élégante du lieu.
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Andrea regarda avec un froncement de sourcils et un sourire étonné le grand blond rester planté au milieu du salon. Si c'était pour un quelconque problème de saleté, l'excuse devrait repasser, vu l'état de ses deux chiens. Il ne fit cependant aucun commentaire, continuant à brosser son chien, ce geste anodin lui apportant une paix bienvenue après tant de... d'événements en quelques minutes. Et il se dit avec un sourire que, maintenant qu'il avait goûté au plaisir d'avoir un chien, il ne pourrait plus s'en passer.

En entendant la demande mal assurée de Matthew, le visage de l'anglais s'éclaira d'un sourire. Était-il si impressionnant, pour qu'un homme ayant connu la guerre lui parle sur ce ton ? Il se leva du canapé, laissant une Idylle à moitié propre japper pour le rappeler, et se dirigea vers le couloir.
""- C'est ce que je me disais. Viens par là. Non, 'Eto, jusqu'à la salle de bain, je vais m'en sortir, no soucy.

Son chien qui s'était levé pour le suivre ne comprit qu'à moitié l'ordre, et les rejoignit quand même. Andrea montra la porte de la salle de bains, et au fond de celle-ci, la porte communiquant directement avec la chambre. Ouvrant des placards en expliquant tour à tour leur contenu -serviettes, savon- et en laissant ouvert la moitié, il finit d'expliquer brièvement.
""- Dans la pièce à côté, tu peux me piquer des vêtements si tu rentres dedans. Les vêtements, j'veux dire. Enfin, la pièce aussi, à distance ça s'ra pas facile. Enfin bref. Fais comme tu le sens.

Rappelant son chien, il retourna dans le salon boire une autre gorgée de bière, avant de se diriger vers la cuisine. Ayant toujours cuisiné, son bras l'avait un temps handicapé, mais il s'était vite rendu compte qu'il était devenu moins maladroit avec une seule main.
Se mettant à préparer des sandwichs à plus ou moins tout, il appela ses chiens, ravis de pouvoir manger la couenne du jambon ou le bout des carottes. Parce que, oui, les chiens mangent les carottes. Les siens, en tous cas.
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Matthew suivit Andrea dans un large couloir, toujours aussi sobre, en essayant de ne rien toucher. Une petite porte le mena à la salle de bain, parfaitement rangée, où une autre s'ouvrait sur la chambre du jeune homme.
Le jeune homme lui montra les serviettes, les savons, et le lieu où logeaient ses vêtements. Quelques secondes plus tard, il s'était éclipsé, et Matthew se permit un petit tour du propriétaire, en laissant le bout de ses doigts éprouver les meubles.
Finalement, il retourna dans la salle de bain pour se dévêtir, avant de se glisser sous la douche. L'eau chaude percuta sa peau violemment, détendant ses muscles stressés. Il put se libérer de son passé, de son avenir, et, les yeux fermés, se concentrer sur les sensations de son présent. Il finit de se laver rapidement, et éteint l'eau pour sortir. Il se sécha rapidement, et, une serviette autour de la taille, il passa dans la chambre.
Lorsqu'il se retrouva devant l'armoire d'Andrea, son regard en fit le tour, et il en tira ce qui ressemblait à un treillis, enfila son caleçon et par la suite ce vêtement étranger. Bon, il avait l'air de lui aller, c'était déjà un bon point. Il fixa les t-shirts et s'en détourna rapidement. Il allait rester torse nu, car après tout, il n'allait pas le dévaliser !
Il retourna poser la serviette, et en prit une autre, plus petite, pour s'essuyer les cheveux. Il sortit de la salle de bain, et se dirigea vers le salon, qu'il trouva vite. Finalement, il finit par trouver Andrea, attelé à cuisiner quelques sandwichs appétissants. Matthew s'approcha, et se plaçant à ses côtés, lui demanda d'un ton qui se voulait gentil :

- Comment puis-je t'aider ?
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Totalement attentif à sa préparation, Andrea n'entendit pas Matthew revenir dans la cuisine. Aussi, lorsque ce dernier lui adressa la parole, il sursauta, avant de se retourner et de lâcher un fou rire. Il se savait amateur de cuisine, et parfois tête en l'air, mais de là à n'avoir vraiment rien entendu ! Même ses deux chiens, qui avaient pourtant suivi le blond du regard lorsqu'il était arrivé devant la cuisine, ne lui avaient pas mis la puce à l'oreille en arrêtant de manger leurs friandises.

Avec un sourire, Andrea balança toute la vaisselle sale dans l'évier, se promettant de ranger plus tard. Tendant l'assiette à Matthew, il lui donna ses "instructions".
""- Tu peux apporter ça dans le salon, je nourris mes deux affamés et je te rejoins.

Joignant le geste à la parole, il tourna le bouillon de vieux légumes qui chauffait dans une grande casserole, avant de remplir les deux gamelles de croquettes, sous le regard envieux des deux canidés. Faisant baigner la nourriture dans le fameux bouillon, il déposa la gamelle de Gepetto dans la cuisine, et éloigna Idylle dans le salon. Les deux, plutôt du genre jaloux, mangeaient toujours séparément pour éviter la bagarre du premier jour.
Rejoignant Matthew, il s'assit dans le canapé et piocha un des petits sandwichs. Finissant sa bouchée avant de parler, politesse anglaise oblige, il lui posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu'il l'avait vu entrer ici.
""- C'est moi, mon appart', ou tout simplement toi qui a pas encore décroché de l'armée ? Nan, mais parce que tu m'as l'air... réservé. Tu oses rien toucher, rien dire, rien faire. C'est pourtant pas faute de te dire de faire l'inverse. 'Fin, tu dois avoir tes raisons, c'est pas particulièrement chouette ce que je viens de te dire.

Se fichant pas mal de ce qui était chouette ou pas, Andrea finit son sandwich avant de finir définitivement sa canette de bière. Résistant à lâcher le très peu glorieux "a plus" qui lui brûlait les lèvres, il se concentra à nouveau sur Matthew, attendant sa réponse. Pour un peu, il aurait pu le voir rougir que ça ne l'aurait pas étonné...
[/quote]
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Le petit sursaut d'Andrea fit rire Matthew joyeusement. Depuis bien longtemps, il n'avait plus rit comme ça, même si son rire ne dura pas plus de trois secondes. Il le gratifia d'un grand sourire joyeux, avant d'hocher la tête et d'exécuter les ordres du jeune homme. Il posa l'assiette sur la table basse, et le vit servir une espèce de bouillasse peu ragoutante aux deux animaux qui avaient l'air de s'en donner à coeur joie.
Quand Andrea revint s'asseoir dans le canapé, il prit une grande inspiration, et posa ses fesses sur le cuir mou. Il était incroyablement confortable, et Matthew resta quelques secondes à frôler les accoudoirs du bouts des doigts, afin d'en éprouver la caresse.
Il finit finalement par piocher le premier sandwich qu'il trouvait, et de le porter à sa bouche qui le croqua avidement, comblant ainsi son ventre qui criait famine depuis la veille.
Quand son hôte lui posa la fameuse question à laquelle il ne s'attendait pas du tout, il ne sût pas vraiment quoi dire. Il se contenta de se gratter la tempe, avant de déclarer dans un demi-sourire :

- Surement un peu des trois !

Il récupéra sa bière qui était restée posée sur la table, et un tira une longue gorgée. C'était vrai que l'appartement avait quelque chose de gênant, et qu'il n'osait pas vraiment toucher quoi que ce soit de peur de déranger, mais il était tout aussi vrai que le jeune homme en fasse de lui dégageait un je ne sais quoi qui le rendait surprenant. Il en avait croisé des audacieux, des bornés, des mal-lunés, mais jamais à la manière d'Andrea, qui, gouverné par sa bonté anglaise, semblait réussir à mettre tous ces "défauts", qui étaient pour Matthew des qualités extrêmes, que celui-ci avait ressentis lors de leur première rencontre dans la rue, de côté. Et à tout vous dire, il intéressait étrangement l'ex-militaire par sa singularité. Andrea était, au fond, un problème mathématique qu'aucun chercheur n'avait sans doute réussi à résoudre. Un foutu problème à la con dont Matthew en cherchait la réponse.
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Bon, il s'était assis, et si Andrea avait été un peu plus mesquin, il l'aurait applaudi pour cet exploit. Et il mangeait, ce qui n'était pas un luxe. Allons donc, que lui avait donc dit la douche, pour que d'un coup il arrête de ressembler à un meuble d’apparat ? Avec un franc sourire, l'anglais se dit qu'elle avait du se montrer particulièrement persuasive...
Renonçant à lui expliquer la raison de ce sourire bête, et craignant surtout qu'il ne le prenne mal, Andrea se dit qu'une altercation avec un militaire plutôt baraqué n'était pas dans l'ordre de ses priorités. Pour se donner une contenance, il termina son petit sandwich, avant de se retourner sur le canapé pour attraper une pile de serviettes en papier dans le tiroir du meuble derrière lui. Les posant sur la table, il écouta la réponse de Matthew, rebondissant dessus.
""- Allons bon, moi, intimider un militaire... Si on m'avait dit un jour que ça sera le cas, j'aurais doucement rigolé. 'Fin, t'inquiètes pas, je mange pas. Que des sandwichs en fait.

Voyant ses deux chiens revenir dans le salon après avoir fini leur repas, il lança un morceau de carotte tombé par terre à Gepetto, laissant la jolie Idylle quémander au-dessus de l'accoudoir de Matthew. Andrea connaissait bien sa chienne, et savait pertinemment qu'elle réussirait à soutirer au moins un morceau de quelque chose au militaire. Quitte à lui faire les yeux doux, comme le Chat Potté de Shrek.
""- Sinon, tu viens faire quoi à Arcachon ? Une permission, ou t'as arrêté ?

Andrea ne l'avait jamais croisé dans le coin, pas plus qu'à l'écurie, qui était devenu le lieu le plus "connu" de la ville. Bon, sa présence à l'écurie n'était pas une référence, loin de là. Il faisait le plus souvent l'homme invisible, se retranchant dans les chemins de balade avec son âne, savourant la paix qui lui était offerte dans ces moments-là. Ou alors il allait voir Dean et son poulain, mais il doutait de pouvoir trouver tout seul le chemin du club-house par moments...
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A la remarque du jeune homme, Matthew ne put retenir un sourire. Soudain, un couinement à sa gauche lui fit détourner le regard, et la petite chienne blanche, le museau posé sur l’accoudoir, poussa un autre gémissement incertain. Soupirant, l'ex-militaire s'empara d'un nouveau sandwich, et en découpa délicatement un petit bout. Il lui tendit et la chienne s'en empara doucement, avant de partir dans son coin, la queue en panache, sous le regard d'un chien-loup dégoûté.
Quand Andrea lui posa sa question, il lui retourna un sourire triste, avant d'hocher les épaules.

- Disons que j'ai ... Dû arrêter.

Il se plongea de nouveau dans un sandwich, en le mangeant avec appétit. Changeant rapidement de sujet, il déclara d'une voix faussement joyeuse :

- Ils sont vraiment bons !

Matthew, reprenant du poil de la bête à mesure qu'il avalait bouchée après bouchée. La fièvre avait définitivement décampé, et, un instant, l'homme posa son sandwich dans l'assiette pour attrapant la serviette qui pendait autour de son cou et se sécher rapidement les cheveux qui dégoulinaient sur son dos. Il se leva pour s'essuyer les gouttes qui couraient le long de sa colonne vertébrale, puis, il se rassit. Il jeta un sourire à Andrea, et croqua à nouveau dans le petit sandwich.
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Jetant un regard vers une Idylle la plus heureuse du monde, Andrea fit bien vite retourner son regard vers Matthew. Ce dernier, visiblement peu à l'aise, préféra éluder la question. Manque de bol, il s'était frotté à la mauvaise personne et, avec son manque de tact et sa grande gueule qui le caractérisaient si bien, le brun souligna ce malaise.
""- Oups, j'ai touché le point sensible...

Il le regarda ensuite complimenter ses sandwichs. Avec un air parfait de faux-cul, dommage qu'il ne fasse pas comédien, ça aurait presque pu passer. Presque. Ce genre d'attitude ayant souvent un effet déplorable sur la tenue et la politesse d'Andrea, ce dernier essaya de se calmer un minimum avant de se mettre à gueuler sur un mec avec trop de secrets. Après tout, lui aussi en avait. Quoique, si on lui demandait gentiment, il finissait pas cracher le morceau, pas par sortir des bobards plus lourds que lui. Le bobard de Matthew devait d'ailleurs être particulièrement lourd pour dépasser le poids de ce mec tout en muscles et en os.

Caressant la tête de son chien qui était venue la poser sur ses genoux, il adressa la parole à Matthew.
""- Merci. Mon père était militaire, et ma mère travaillait beaucoup, alors j'ai du apprendre comment nourrir ma petite sœur et mon petit frère le plus rapidement possible. J'avais pas particulièrement le choix.

Il lui lança cette petite tirade d'un trait, totalement décontracté. Non, il n'avait rien à cacher, si Matthew souhaitait passer sous silence des épisodes de sa vie, c'était son choix. Un choix qu'Andrea avait bien du mal à comprendre. Jamais il n'avait regretté des épisodes de sa vie. Tout était fait par choix, ou par coup du hasard. Si une mauvaise chose arrivait et que ce n'était pas sa propre faute, alors il devait vivre avec. Point barre. Il n'y avait jamais rien à regretter.
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La réaction du jeune homme fit se tendre Matthew qui pinça les lèvres. L'ex-militaire replongea dans son attitude renfrognée qu'il avait mit de côté depuis son arrivée chez Andrea. Qu'il n'en parle pas plus, ou il allait définitivement l'énerver.
La petite tirade du brun fut la goutte de trop. Se levant d'un seul bloc, le français le fusilla du regard.

- Quand vas-tu arrêter de me juger, toi qui ne connait rien de moi.

Sa voix était haineuse, plein de rancoeur. La limite du supportable avait été franchit, et Matthew bouillonnait. Oui. C'en était trop. Il se foutait de lui depuis leur rencontre. Et là, il osait se plaindre, ou je ne sais quoi, peut-être même vanter sa vie ou autre chose, Matthew était tellement enragé que son cerveau refusait d'analyser la situation. La simple évocation d'une famille avait suffit à le faire bondir. Alors, l'autre ferait mieux de fermer sa grande gueule, sauf s'il ne tenait pas plus que ça à son nez. Un, deux ou quarante-cinq bras, peu importait sur le moment.
Furibond, il traversa la pièce pour rejoindre son t-shirt mouillé, et s'en empara comme d'un vulgaire bout de tissu.

- Je n'ai plus rien à faire ici.

Il se dirigea vers l'entrée, et, attrapant ses chaussures d'une main, il ouvrit la porte de l'autre, et la claqua derrière lui. Tous ses muscles tremblaient de colère, et il se mit à marcher sous la pluie, torse nu et pied nu, un peu à l'aveuglette. Les sourcils froncés, il s'éloigna de la maison de cet mauviette d'Andrea, sans même faire attention aux trombes d'eaux qui s'écrasaient sur ses cheveux tout juste séchés.
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Comme dans un mauvais film, tout sembla s'enchaîner trop vite. Regardant avec un regard sceptique le militaire s'énerver dans son salon, Andrea ressentit quelque chose qu'il n'avait ressenti depuis longtemps : du remord. Certes, il ne risquait pas de s'excuser, mais la compagnie de Matthew lui était agréable jusqu'à qu'il lui mente effrontément. Il était calme, pas particulièrement loquace... Et visiblement assez sanguin. Andrea ne put s'empêcher de penser, qu'au fond, il lui ressemblait. Un peu.

Le voyant sortir pieds nus et torse nu alors qu'il l'avait ramené une demie-heure plus tôt malade comme un chien -pardon Gepetto et Idylle- Andrea ne put s'empêcher de se décider de le suivre. Bon, il était toujours torse nu lui aussi. Mais pas malade.
Pas encore, songea-t-il en sentant la pluie couler le long de son dos. Avec un soupir, il remarqua amèrement que son bras ne lui transmettait toujours rien. Mort, définitivement. Flanqué de ses deux chiens qui le suivaient coûte que coûte, Andrea vit se rapprocher la silhouette blonde à mesure qu'il continuait à courir.
""- Matthew !

Le rattrapant, puis le dépassant pour s'arrêter face à lui, il posa sa main sur son torse pour le forcer à s'arrêter aussi. Débitant plus vite que nécessaire ce qu'il avait à lui dire, il sentit son accent anglais ressortir violemment.
""- Eh oh. J'voulais pas te fâcher, faut pas croire. Ma vie a pas été toujours toute rose, j'supposes que tu peux imaginer la vie de 3 gosses avec un père militaire, tu l'as été. Merde, moi j'm'en fout, j'essayais de faire connaissance, de m'intéresser. J'pensais pas que c'était aussi tabou. Enfin, j'le comprends pas. A moins que tu ai tué toute ta famille, t'as rien à te reprocher. C'est tout. Maintenant, rentre, tu vas aggraver ta crève. Je sais cuisiner, mais pas soigner.

Presque essoufflé par sa tirade -remarquez comme cela augmente au fil du temps-, Andrea fut blessé de voir Matthew garder les yeux baissés. Pris d'une rage sourde, l'anglais ne supporta pas son attitude. Il tenta un instant de se raisonner, mais finalement la deuxième bière de la soirée, pour lui d'ordinaire si peu porté sur l'alcool, avait été de trop.
Remarquant pour la première fois de la soirée que le militaire faisait 10 bons centimètres de plus que lui, Andrea se dressa sur la pointe des pieds et, semblant avoir complètement déconnecté ses deux neurones restants, il embrassa Matthew.
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Au moment où Matthew pensait enfin s'être débarrassé de l'autre abruti, il ne fut qu'à moitié surpris de l'entendre courir derrière lui. Evidemment, un parasite, ça s'accroche. Ca pompe l'air, ça vit au dépend des autres et ça n'aspire qu'à faire chier le monde. Une bonne définition d'Andrea.
Quand les mains de l'intrus se posèrent sur son torse, Matthew les envoya valser violemment avec son bras, avant de s'immobiliser, le regard empli de haine. Si ce microbe avait pu deviner ce qu'il se passait dans sa tête et à quel point ses points le démangeaient, il n'aurait surement pas prononcé son monologue inutile. Se contentant de fixer ses pieds, l'ancien militaire crut qu'il allait l'égorger quand il prononça : A moins que tu ai tué toute ta famille, t'as rien à te reprocher.

Matthew allait le frapper au visage, lui hurler qu'il ne savait rien de lui, qu'il n'était qu'un vulgaire parasite qui ne méritait que de se faire écraser par un camion, quand celui-ci posa tendrement ses lèvres sur les siennes. Le contact ne dura pas plus d'une seconde, mais dans le cerveau du grand blond, tout se déroula très vite. La chaleur des douces lèvres charnues de l'homme sur sa propre bouche empli son coeur d'une chaleur qu'il n'avait pas cru possible. Alors, c'était ça, un baiser.
Soudain, ouvrant de grands yeux, Matthew recula son visage, et son poing partit tout seul. Il percuta la mâchoire d'Andrea si fort que celui-ci tomba comme une pierre sur le sol. Choqué, le grand brun le fixa sans rien dire, les yeux écarquillés. Que venait-il se passer ? Un homme venait de l'embrasser. De lui voler son premier baiser. Un baiser. Ca avait été si doux ... Mais c'était un homme.
Matthew se retint de donner un coup de pied dans les côtes de l'homme qui s'était écroulé. Son cerveau lui repassait en boucle la scène avec une réalité déconcertante. Son visage si près. Son odeur, doucement parfumée. La chaleur de son corps contre le sien.

Non, non, c'était impossible. Matthew tourna le dos à l'homme qui semblait refuser de se relever, pour aller s'adosser à un mur. Il n'en croyait pas ses yeux. Son premier baiser venait de s'envoler ... SON premier baiser, volé par un homme.
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L'alcool, c'était mal. En voyant les yeux abasourdis de Matthew le fixer, il lui rendit plus ou moins le même regard, avant de perdre pieds.
Littéralement.

La tête tournant trop vite, il décida de rester allongé au sol le temps de reprendre ses esprits. Certes, le pavé dur de la rue sonnait comme très inconfortable, mais l'alcool doublé à un coup de poing pouvaient faire des ravages. Ses deux chiens couinant au-dessus de lui, il grogna pour leur demander de se taire.
Tentant de se redresser, il sentit une mauvaise douleur se répandre dans le bras sur lequel il prenait appui. Non ! Pas le deuxième ! Andrea espérait très très fort que sa soudaine incapacité à s'en servir pour les travaux de force ne soit qu'un contrecoup du choc.

Avisant Matthew un peu plus loin, il tenta de s'asseoir pour le regarder. Il avait fait une connerie. Non, pas forcément une connerie. Juste un truc... improbable. Trop sonné pour chercher à comprendre quoi que ce soit, Andrea parvint juste à espérer que tout ceci n'était qu'un sale coup. Pas une sortie brusque de son inconscient. Sinon, il était fait comme un rat.
Massant sa mâchoire et crachant pour nettoyer la boue de sa bouche, il macula son jean de sang frais.
Merde.
""- Merde. Bon crochet.

Incapable de penser normalement, il tenta de se redresser. Gepetto toujours à ses côtés, il accepta avec plaisir la truffe de son chien sous son épaule.
A peine eut-il voulu prendre appui sur son pied gauche qu'il lâcha un gémissement tout ce qu'il y avait de plus convainquant, et s'écroula comme une poupée de chiffon.
Cette fois, il ne pensais vraiment plus, même plus conscient.
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La masse de chair qui s'était écroulée grommela, se remua légèrement. Matthew, dans son coin, s'était pris la tête en ses mains, et s'était assis contre le mur auquel il s'était adossé pour mieux réfléchir. Avait-il vraiment le choix ? L'autre tenta de se relever, à l'aide de son maudit cabot, mais ne réussit qu'à tomber de plus belle. Qu'il aille en enfer. Il venait de foutre purement et simplement tous ses espoirs en l'air.
Les minutes s’égrenèrent, et les chiens devenaient de plus en plus agités. Ils commençaient à grogner, à japper, comprenant peu à peu que quelque chose de mal venait de se passer.
Pendant plus de dix minutes, rien ne se passa. Voyant que le vulgaire parasite ne se bougeait plus, Matthew se mit sur ses pieds et s'approcha. A peine fut-il à moins de deux mètres que l'espèce de chien loup s'interposa entre eux, les dents découvertes. L'ancien militaire continua à s'approcher, et l'animal se mit à grogner, à japper, mais devant l'avancée continue de l'homme, il bondit, en plantant violemment ses dents dans le mollet de Matthew. L'homme jura, et décocha un coup de pied violent dans les côtes de l'animal, qui se retira en piaillant. Et ça se dit courageux, après.

Soupirant, Matthew donna un petit coup de pied au brun, qui ne bougea pas. Et aller, comme par hasard, il allait devoir s'occuper de cet attardé mental. Il souleva le bras valide de l'homme, où on pouvait deviner un hématome du au choc contre le trottoir. Passant son bras sous son épaule, il lui donna une grande gifle dans la figure. Un faible gémissement s'échappa des lèvres du malheureux, qui ne réagit pas plus que ça. Bon. La pluie empirait, et Matthew saignait du mollet. Sale bête. Qu'il s'approche, et ce n'était plus qu'un seul coup de pied qu'il se prenait. Corniaud ingrat.

Matthew porta-traîna le corps inconscient jusqu'au porche de sa maison, et poussa la porte encore entrouverte. Derrière lui, les deux chiens hésitaient à le suivre. Matt' claqua la porte derrière lui, les enfermant dehors. Ils attendront. Pourvu que y'en ai un qui passe sous une voiture.

Malgré les grattements, et les gémissements derrière la porte, l'homme traîna le parasite sur le canapé et l'étendit. Un maigre filet de sang s'écoulait d'entre ses lèvres, alors l'ex-militaire passa sous sa tête la serviette qu'il avait prit plus tôt.
Grâce à ses souvenirs, il rejoignit la salle de bain, et en tira deux serviettes. Il enleva une nouvelle fois son treillis trempé, et s'essuya avec la première serviette. En caleçon, il retrouva l'homme, toujours inconscient, et entreprit de le sécher de manière rapide, avant de retourner dans la chambre, où il trouva une espèce de couverture en coton.
Il l'amena jusqu'au presque-cadavre, et l'en recouvrit, avant de repartir vers la salle de bain chercher du désinfectant pour sa propre jambe qui ruisselait. Il n'en trouva pas, mais, dans le salon, il trouva un bouteille de whisky. A l'ancienne. Il plaça un serviette sous son pied et arrosa sa jambe d'alcool. La douleur envahit sa jambe, mais Matthew ne broncha pas. Il en avait l'habitude, après des dizaines de plaies désinfectées de la sorte.

Les grattements derrière la porte s'était arrêtés, et Matthew pria pour qu'une voiture les ait fauché tous les deux. Il repartit en direction du frigo, qu'il ouvrit à la volée, avant de se baisser pour attraper une tranche de jambon. Il la mangea tel quel, avant de repartir vers le canapé, où il s'assit nonchalamment, une jambe par dessus l'accoudoir, la main sur une télécommande. Il alluma la télé, et se mit à regarder les informations.
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L'esprit embrumé, Andrea était plus ou moins complètement paumé. Il arriva tout de même à déterminer que ce n'était pas la faute de la gueule de bois, c'était trop fort pour seulement deux bières. Il ne tenait pas l'alcool, mais ne tombait pas dans un coma éthylique à la moindre gorgée pour autant.
C'était donc autre chose.

Ouvrant fugitivement les yeux, la luminosité était trop forte pour qu'il parvienne à les garder ouverts. Ce simple geste lui conféra un mal de crâne tel qu'il pensa un instant finir ses jours en tant que manchot aveugle. Cependant, cette option lui paraissant de très loin l'une des plus mauvaises qui s'offraient à lui, il se fit violence pour ouvrir à nouveau les yeux.
Après de longues secondes d'adaptation, ses pupilles bleues finirent par capter les formes et les couleurs d'un endroit connu. Fouillant dans sa mémoire, cette dernière le renseigna : c'était chez lui.
Bon.

Il remarqua bientôt le son de la télévision. Tournant la tête vers ce qu'il pensait être l'écran, il tomba nez à nez avec un homme, assis sur l'accoudoir. Bon, un homme, d'accord. En caleçon. Moins d'accord tout d'un coup. Bon. Une plastique digne du Ken de Barbie. D'accord.
Cette fois-ci, son esprit fut un petit peu plus rapide, et réussit à analyser toute cette situation en un temps record. Une minute.
Donc. Matthew. Qu'il avait -accessoirement- embrassé avant que ce dernier -encore plus accessoirement- lui assène un coup de poing capable de le faire tomber dans les vaps.
Évitant de bouger pour attirer trop son attention, il finit par tousser violemment, ses bronches encombrées après ce séjour sous la pluie. Combien de temps était-il resté dehors, d'ailleurs ? Il sentait nettement ses cheveux mouillés et son jean assimilable à une serpillière, mais son séjour au sol devait y être pour quelque chose.

Sa toux, si elle n'eut pas le mérite de libérer ses poumons, lui fit clairement voir qu'il était dans un sale état en observant des gouttes de sang maculer sa main. Allons bon, c'était qu'il l'avait bien amoché le militaire. Il faisait honneur à son métier, au moins.
Désireux de briser l'espèce de silence gêné qui s'était installé, Andrea tenta de faire baisser le taux de tension dans la pièce, qui semblait particulièrement élevé malgré le niveau négatif que montrait l'anglais. Après tout, il avait un peu bu, il était sous la pluie devant un mec -très- bien foutu -presque- à poils, ça serait arrivé à n'importe qui dans n'importe quelle situation voyons !
""- Coucou chéri.

Pris subitement d'une violente toux qui se transforma vite en un rire d'outre-tombe, Andrea se fit la réflexion qu'il aurait pu trouver mieux pour détendre l'ambiance. Cependant, l'intention première étant de faire tomber ce sacré malentendu en en rigolant plus qu'autre chose, sa réplique lui parut presque intelligente.
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Cela faisait une vingtaine de minutes maintenant que Matthew fixait avec plus ou moins attention les soldats de Kiev qui se chamaillaient leur ville, quand Andrea annonça son premier signe de vie. Bon ou mauvais signe, ça, personne ne pouvait le savoir. Il mi-toussota mi-crachota pendant quelques secondes, avant que le bruit des armes à feu automatiques ne couvre le silence qui s'était de nouveau installé.

Sa phrase plongea Matthew dans une espèce de dégoût mêlé à une certaine exaspération. Ses poings se serrèrent compulsivement, mais l'ex-militaire savait que si il ne lui adressait ne serait-ce qu'un regard, il allait le boxer jusqu'à ce que ses propres phalanges ne se mettent à saigner. Il se contenta de rester muet, les yeux rivés sur le téléviseur. Il voyait des images plus horribles les unes que les autres, mais il ne les regardait pas. Son esprit était ailleurs.
Son cerveau lui repassait en boucle cette scène épouvantable qui s'était produit. Il avait embrassé un homme. Il n'avait pas vraiment eut le temps d'y réfléchir auparavant, car ce fichu abruti d'idiot d'attardé l'avait placé devant le fait accompli. Ses poings le démangeaient, mais en même temps, il se sentait ailleurs. Certes, toute son âme en voulait à mort à cette inutilité de la vie qui mourrait à côté de lui, et tant mieux d'ailleurs, mais son coeur, lui, n'était pas de la partie. Pour la première fois, il avait embrassé quelqu'un, et la douceur qu'il avait ressenti le perturbait grandement. Si dans sa carcasse osseuse et musculaire, il bouillonnait de rage, en son fort intérieur, tout était trop calme.
Un mot s'alluma en lettres fluorescentes dans son esprit. Pourquoi. Dans quel but cet abruti l'avait embrassé.
- Pour le retenir. Étrange manière.
- Pour l'énerver. Il l'était déjà bien assez.
- Pour briser ces liens émotionnels. Pourquoi faire ça ?

- Parce qu'il avait trop bu.

C'était la seule des réponses qu'il trouva. Mais voilà, à moins qu'il se soit torché une bouteille de vodka quand il était parti sous la douche, deux bières ne peuvent pas coucher un homme ! Tout de même pas ! Même la plus grande mauviette du monde ne serait pas saoul après avoir bu deux pauvres bières.
Et puis, le problème, c'est que, même quand on est bourré, quand on fait une connerie c'est qu'on a ressenti le besoin de la faire, au fond. C'est que ça nous est venu à l'esprit, et que cet esprit, trop embué, n'a pas pu se résoudre à dire non.

Matthew éteignit la télé, et se leva pour faire face au jeune homme allongé, le visage grave. Il avait ravalé sa haine pour laisser place à une réflexion plus poussée. Sa voix rauque résonna dans le salon :

- Pourquoi. Dis-moi juste pourquoi tu as fais ça. Et pas de 'Je ne sais pas', sinon tu retourne dormir aussi sec. Et je ne sais pas si tu pourras te réveiller.
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