Météo Aberdeen


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It's raining...
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Bien qu'encore sérieusement dans les vapes, Andrea vit distinctement le militaire lutter contre lui-même. Sentant l'orage pas loin, le brun se contenta de continuer à faire profil bas, regardant les gens à la télé danser devant ses yeux. C'était encore un brin flou, tout de même, pour une télévision HD qui devait coûter plusieurs centaines d'euros. Ce n'était pas dans ses habitudes de regarder les prix, il gagnait bien assez d'argent pour se permettre ce genre de caprices.

Finalement, Matthew se leva, lui demandant des explications. Toussant une énième fois, Andrea se dit que ce n'était certainement pas le genre de réponse qu'il attendait. Toujours couché en travers sur le canapé, l'anglais se mit en tête de se redresser, au moins en position assise. Prenant appui sur son bras valide, la douleur lancinante lui revint, comme lors de sa chute dehors. C'est seulement à ce moment-là qu'il remarqua qu'il n'avait pas ses deux chiens devant lui pour l'aider. Il ne les avait pas laissés dehors tout de même ?

Visiblement, le militaire ne s'était pas dérangé. Bon, après l'avoir frappé, ses deux chiens avaient du vouloir le défendre, et il était normal qu'il ait refusé de les faire entrer s'ils l'avaient attaqué. Bon. Ils n'avaient pas le droit de mordre, normalement Andrea les éduquait pour ça. Ils avaient pourtant voulu le défendre coûte que coûte, aussi se promit-il de les faire entrer dès qu'il réussirait à mettre un pied devant l'autre. Pauvres chiens, ils allaient ressembler à deux serpillières en rentrant.

Il réussit à trouver une position convenable, assise, son bras douloureux posé sur ses genoux. Jetant un coup d’œil vers son coude, il remarqua une couleur bleue sous un couche de boue crasseuse. Avec l'hématome qui devait se développer sur sa mâchoire, il allait finir par ressembler à un Schtroumf. Sa mâchoire était tellement douloureuse qu'elle semblait presque anesthésiée. Bon, normalement rien de cassé, sinon il n'aurait certainement pas pu lui répondre.
""- De un, je tiens pas l'alcool. J'ai donc fini légèrement pompette. De deux, je me retrouve à gueuler dehors sur un militaire. Regarde-toi un peu dans un miroir, n'importe qui aurait craqué ! Bon, il faut certes avoir une forte prédisposition gay, et je pensais pas que moi... bref, moi, non. Mais faut pas non plus en faire tout un plat, c'est pas la première fois que ça t'arrive, moi non plus. Suffit d'aller à une soirée un peu arrosée.

Il ne l'aidait pas, à se tenir là debout en caleçon. Oui, même pas besoin d'une quelconque prédisposition pour apprécier la vue. Les femmes trouvent bien certaines actrices belles, en étant pourtant mariées avec enfants à la maison. Il était normal qu'un autre homme apprécie le physique d'un autre lorsqu'il représentait l'idéal qu'il essayait d'atteindre.
Limpide.
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Matthew fixa Andrea avec un regard froid, les sourcils froncés, jusqu'à ce que le brun soit finalement assis. Et comme à son habitude, il se remit à parler, comme si de longs discours excuseraient les actes.
A peine son discours terminé, l'ex-militaire le saisit par le bras, en plein sur l'hématome naissant de son coude. Le sang bouillonnait dans ses veines, et ses doigts se crispèrent sur la zone douloureuse. Comment pouvait-il oser le juger, et dire des absurdités pareilles. Bon, il le complimentait sur son physique, mais de la part d'un homme, il jugeait ça déplacé. Et puis, il pouvait aller se faire voir avec ses phrases bidons qui voulaient dire que ça arrivait à tout le monde. Non, ça n'arrive qu'aux abrutis. Sa voix rauque s'éleva dans la pièce, alors qu'il serra un peu plus le coude d'Andrea :

- Quand je te dis d'arrêter de me juger, pourquoi ne pas le faire ? Arrête immédiatement de me mettre dans le même sac qu'une ordure comme toi.

Matthew le lâcha violemment, avant de se retourner d'un bloc, et de se diriger vers la cuisine. Il alluma la cafetière qui se mit à cracher son café dans une tasse. Une fois celle-ci pleine, il la récupéra, et traversa la cuisine à grand pas pour la poser devant la jeune homme.

- Bon. Vu que Monsieur arrive à se saouler avec deux pauvres bières, je suppose qu'un seul café suffit à le dessaouler.
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Andrea écouta calmement le militaire lui ressasser encore et toujours qu'il ne le connaissait pas. Si ce dernier n'était pas en train de lui faire souffrir le martyre, il en aurait rit. Oh, non, il ne le connaissait pas. Ce n'était pas faute d'avoir essayé. Ce n'était pas faute de lui avoir tendu la perche. D'avoir fait pas mal de conneries, aussi. Mais ça, c'était son lot quotidien. L'anglais était familier de ce genre de... pratiques. Il faisait conneries sur conneries, et, mine de rien, Matthew était le premier qui lui faisait presque regretter ses conneries. Parce qu'il lui faisait fichtrement mal.

Il regarda sans la prendre la tasse de café fumer. Sentant une colère sourde monter en lui, il serra à s'en faire mal sa gourmette, accrochée à son bras handicapé. Il sera le petit rectangle d'argent qui montrait à lui seul qu'il n'était pas un abruti, qu'il n'était pas une ordure. On ne pouvait pas aimer une ordure, et pourtant quelqu'un, à un moment donné de sa vie, l'avait fait. Pour un peu, en repensant au sourire de sa chère compagne, il aurait pu en pleurer.
""- Mon séjour fortuit au sol a vite éclipsé l'alcool, merci.

Il se sentait mal. Avec une envie soudaine de vomir, il regarda Matthew. Cet homme était... ingrat. Oui, ingrat dans son mutisme, dans son mystère. Il voulait qu'on le prenne tel qu'il était, un inconnu avec juste une belle gueule, un nom, et un passé de militaire. Point barre.
Il n'avait pas le droit de se plaindre lorsqu'on essayait de le juger. C'était injuste, ingrat de sa part d'en vouloir aux gens qui s'intéressaient un peu à lui.

Ouvrant sa main, Andrea remarqua qu'il saignait. Sa chère gourmette lui avait entaillé la paume. Jamais il ne s'était senti aussi énervé.
""- Je n'ose pas te mettre dans le même sac, mon cher. A vrai dire, je serais désolée que toi aussi tu ai perdu ta mère et que tu te sois occupé de tes frères et sœurs âgé d'à peine 11 ans. Cela me ferait presque pleurer que tu me dises que ton amour de lycée, qui est un jour devenu ta femme, soit morte dans l'attentat de Londres. Que ton fils d'un an soit parti lui aussi. Qu'on ne t'ai rendu que sa gourmette.
Tu n'es pas comme moi Matthew, j'en ai bien conscience. Mais tu ne veux rien dire, juste t'énerver dès que l'on essaie de faire une hypothèse sur ton passé dont tu ne voudrais pas parler même si on t'arrachait le cœur. Je ne suis pas une ordure, juste un mec normal qui aimerait savoir qui est l'inconnu dans son salon. Les ordures ne ramassent pas les grands blonds dans la rue.

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Matthew fronça les sourcils, en entendant le long discours du jeune homme. Il ne savait plus quoi dire. On venait de lui couper l'herbe sous le pied. Il voulait le frapper, mais finalement ... il n'était plus énervé contre cet homme qui lui faisait face. C'était étrange, car au contraire, il était terriblement intéressant, comme à leur rencontre.
L'ex-militaire, incapable de rester immobile, se mit à faire les cent pas, la tête entre les mains. Tout se bousculait dans sa tête.

- Mes parents sont morts à mes 17 ans, par ma faute. Je suis tombé en dépression, avec pour seul raison de rester, mon frère jumeau, Joshua. Mort quelques années plus tard.

Il s'arrêta pour fixer le jeune homme du regard le plus froid que l'on puisse faire, son air militaire sur le visage. Il resta en silence quelques instants, avant de détourner les yeux, et de déclarer d'une voix éloignée :

- Je suis désolé de ce qu'il t'est arrivé.

Il serra le poing, avant de s'approcher de l'autre, en l'empoignant par la mâchoire, là où l'hématome était bien apparent. La douleur devait être intense, mais peu importait.

- Et sache que non, je n'ai jamais embrassé quiconque. Espèce de connard attardé.
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Tout s'éclairait. Pour un peu, une ampoule aurait pu s'allumer au-dessus de la tête d'Andrea, tellement il était heureux. Bon, pas pour Matthew, au niveau de leur dose de malheur, ils étaient tous les deux dans le même panier. Un panier, pas un sac. Bref. Andrea était heureux de voir qu'au final, le militaire n'était pas qu'une enveloppe de chair ayant oublié jusqu'à son passé au point de ne pas pouvoir en parler, et ce jusqu'à ce que son secret meure avec lui.

Cependant, lui faisant -toujours et encore- mal, Matthew lui révéla un autre de ses secrets. Lui faisant rapidement comprendre que, bien malgré lui, il s'était mis dans une belle merde. Secouant vivement la tête pour se débarrasser de la pression désagréable de la main de Matthew sur sa bouche. Avec une pensée fugitive qu'il s'empressa de chasser, il se dit qu'il préférait nettement ses lèvres. Fort heureusement pour lui, le militaire n'entendait pas ses pensées.
Une fois délivré de cette main, Andrea chercha quelque chose à dire. Il resta un bon moment la bouche ouverte sans rien dire, s'étonnant lui-même de ne pas baver.
""- C'est con, si j'avais su j'aurais mis la langue.

Non, il n'était pas sado-maso. Pas encore. Juste complètement sonné, embrumé, et pas seulement par l'alcool. Pour la première fois de la soirée, il se mit à penser que, peut-être, après tout, Matthew n'y était pas pour rien dans son état.
Écartant l'idée de toute drogue plongée dans son verre -trop policier, il était militaire pas flic- et de toute stimulation mentale -militaire, pas devin ni voyant- Andrea ne trouva pas de solution. Toujours pas, aucune, niet.

Il savait juste qu'il venait de faire une bêtise. Cette tentative d'humour allait très certainement mal passer.
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Matthew le fixa longuement, avant de le relâcher. Il soupira à sa réplique, désormais abandonné par sa colère. Il s'assit à côté de l'autre, les coudes sur le genoux. Bon, bon, bon. Il le frapperait plus tard. Il n'arrivait plus à en vouloir à Andrea, et ne savait pas vraiment pourquoi, mais une lueur nouvelle luisait dans son esprit. Même s'il avait bien amoché le jeune homme, il devait se l'avouer, il appréciait sa présence. Et peut-être même un peu plus. Et puis ... Il était pas mal.

Il secoua la tête pour chasser ces pensées horribles de son esprit, avant de se relever, et de se diriger vers la cuisine. Il ouvrit le congélateur, et, après avoir fouillé  s'être emparé d'un sac en plastique, il vida le bac à glaçon à l'intérieur. Il le lança au travers de la pièce, visant le visage de l'autre abruti.

- Bon, je vais m'habiller.

Il adressa un dernier regard au torse musclé plutôt agréable d'Andrea, et s'éloigna jusqu'à la chambre de celui-ci. Après avoir foutu un sacré bordel dans son armoire, il en tira un sweet-shirt assez large pour lui aller, bien qu'il soit assez moulant, et un jean. Il revint dans le salon, et s'assit sur le canapé à nouveau. Il fixa le jeune homme droit dans les yeux, et, un petit sourire sur les lèvres, déclara :

- Bon, et maintenant ?
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Il avançait un peu. Il arrivait à plaisanter sans se prendre une autre baffe. Quoique, une autre baffe aurait rendu son bleu symétrique au moins. Il n'allait pas oser se regarder dans un miroir pendant des jours, avec ça. Sortir ? Encore moins. Il lui faudrait tout de même aller travailler, aller s'occuper de son âne. Avec un foulard, ça passerait peut-être ?
Très drôle. Un foulard. L'apanage même du gay.

Il accueillit le sac glacé avec délice, poussant un petit soupir en se l'appliquant sur le bras. Le visage attendrait, d'abord s'assurer qu'il allait pouvoir continuer à vivre "normalement", autrement dit en pouvant attraper et porter des objets. Sinon, Matthew ferait de sa vie un enfer ces prochains jours.
En le regardant se rasseoir habillé, il songea un instant qu'après tout, il pouvait le séquestrer pour le forcer à s'occuper de lui.

Allons bon. Un trip sado-maso gay.
On avait tout vu.

Il ne savait fichtrement pas quoi lui répondre. Et maintenant ? Et maintenant qu'il avait caché son corps de Ken ? Et maintenant qu'Andrea songeait que, finalement, il pouvait être un gay refoulé ? Et maintenant que, après l'avoir frappé, Matthew se révélait être le responsable d'un léger effondrement de toutes ses certitudes ?
"" - J'aurais pu te montrer, mais je tiens à éviter de perdre définitivement une quelconque partie de mon corps...
[/quote]
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Le brun appliqua précautionneusement les glaçons sur son coude, où gonflait de plus en plus la marque violacée du coup. A mesure que le calme revenait dans son esprit, Matthew put analyser la situation. Il avait embrassé un homme, ou plutôt un homme l'avait embrassé, et il savait au fond de lui que ... ça ne lui avait pas déplut. Plutôt même le contraire. Il continua à fixer ses pieds, indéfiniment. Qu'aurait fait Joshua à sa place ? Rien. Car il n'était pas à sa place. Il ne le serait jamais. Il était mort, laissant derrière lui femme et enfant, ainsi qu'un homme détruit. Lui-même.
A la remarque d'Andrea, Matthew ouvrit de grands yeux. Lui en faire voir plus ? Quoi ? Comment ? Etait-ce seulement imaginable ? Et qu'était-ce que cette chaleur absurde qui naissait peu à peu dans son coeur ? Il continua de fixer les yeux luisants de son interlocuteur, avant de remarquer que finalement, il était plutôt mignon.

Il grogna, bondit sur ses pieds, et se remit à faire les cent-pas, le visage fermé. Il était entrain de déraper. Lui, gay ? Impossible. Il était de toute manière incapable d'aimer qui que ce soit, peu importe son genre. Le baiser qu'il avait vécu il n'y a pas plus d'une demi-heure le tourmentait horriblement. Il avait envie de revivre ce sentiment, mais s'en sentait physiquement et mentalement incapable. Incapable de braver cette incroyable lâcheté qui figeait son corps. Incapable de supporter le lourd poids qui s'abattait de plus en plus sur ses épaules. Au fond, il savait que l'évidence était la réponse à toutes ses questions. Il était gay. Une pédale. Une tapette.
Il eut soudain envie d'hurler, de s'arracher le coeur, pour remédier à cette nouvelle notion qui s'était installée dans son esprit. Aimait-il cet homme ? Certes, il le trouvait beau, il aimait sa présence, il savourait sa voix, et la chaleur de son baiser avait imprégné son esprit, mais était-ce pour autant de l'amour ?

Il se relaissa tomber dans le canapé, complètement bouleverser. Il ne savait s'il devait rire ou pleurer. Il était perdu. Seul. Abandonné à sa triste vérité.
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Andrea le fixait, amusé, faire les cent pas dans son salon. Allons bon, voilà que monsieur le militaire se torturait l'esprit maintenant. Au fond, juste pour le voir perdre pieds de la sorte, l'anglais aurait joué exactement comme il venait de le faire jusqu'à présent.
Sauf qu'il savait aussi bien pour lui que pour l'autre que ce n'était pas un jeu. Pas non plus une sale blague. C'était assez drôle de voir à quel point les deux hommes dans ce salon partageaient le même problème. Celui de se dire, pour la première fois de sa vie, qu'il aimait un autre homme.

Peut être pas aimer. Mais au moins apprécier. Apprécier au point de l'embrasser, de le frapper, de lui faire des blagues pas drôles et lourdes de sens, et d'arpenter son salon. Très étrange.
Quoi qu'il en soit, Andrea se rendit compte un peu trop tard qu'il avait observé Matthew tout le long sans le lâcher des yeux. Secouant la tête pour chasser cette constatation, il décida de se lever, non sans mal.

Titubant, la tête légèrement peu d'accord avec cette soudaine envie de déambuler, il vient prendre appui sur l'accoudoir du fauteuil occupé par le blond. Lui, il était toujours torse nu au final, tout le monde n'avait pas la même chance.
Restant debout sans s'approcher plus que nécessaire de Matthew, le brun se passa la main dans les cheveux, les ébouriffant à merveille et arrosant tous les alentours d'une multitude de petites gouttelettes d'eau. Presque romantique.
"" - Je peux ?
Il ne disait pas quoi. C'était plus drôle comme ça.
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Un silence s'était installé, seulement rompu par les cris désenchantés des journalistes ukrainiens. Matthew fixait ses mains quand il sentit un mouvement près de lui. L'homme s'était rapproché, et se tenait debout face à lui. Il passa sa main d'une manière presque romantique, qui le rendit plus mignon encore qu'il ne l'était déjà. Sa phrase, par contre, désarçonna complètement l'ex-militaire, définitivement bouleverser. Que voulait-il faire ? Qu'entendait-il par là ?
Matthew détourna les yeux, et grommela, légèrement gêné par la situation. Il ne savait pas quoi faire et la torture que subissait son esprit refusait de faire fonctionner ses neurones. Il se sentait dans une situation d'infériorité qui le dérangeait fortement, et finit par se remettre debout pour faire quelques pas un peu plus loin. Par ce geste, il mettait à l'écart tous ses sentiments, pour redevenir un homme aguerrit et mûr. Il s'approcha d'un meuble, s'y accouda nonchalamment, et réfléchit pendant quelques instants.
Il réfléchit aux pours et aux contres de ce genre de relation. Premièrement, il allait définitivement réduire toute possibilité de réintégration de l'armée, et ses chances déjà faibles tomberaient à zéro. Certes, sa carrière était déjà brisée. Ensuite, il était un homme qui se devait d'être fier, vaillant, et dont ce genre de lien risquait d'entacher sa volonté. Mais toutefois, au point où il en était, il n'avait plus rien à perdre. Justement. Il n'avait plus rien à perdre. Il aurait aimé se jeter corps et âme dans cette aventure, mais son immonde honneur refusait de céder.

Matthew jeta un regard par dessus son épaule, et touts ses remparts s'effondrèrent. Le bleu des yeux d'Andrea l'absorbait, luisants, charmants, envoûtants.
L'ex-militaire n'en put plus de voir ce corps encore ruisselant de pluie à sa portée, et traversa d'un pas vif, le regard dur, les quelques mètres qui les séparaient encore. Quand il fut si près que leurs deux corps se frôlaient, il posa avec la plus grande des tendresses ses lèvres sur celles d'Andrea. De nouveau, un douce chaleur naquit au creux de son coeur, et il embrassa passionnément l'être de chair devant lui. Il n'alla pas plus loin que ce simple contact de ses lèvres contres celles, si douces, du brun, et finit par rompre le baiser, choqué de lui-même. Il se recula, sans regarder Andrea, et fit demi-tour pour se diriger vers la chambre de celui-ci. Il revint quelques secondes plus tard avec des habits propres et secs et les lui tendit, le regard détourné.

- Habille-toi, tu vas attraper froid.
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Non alors, il ne pouvait pas. Lorsqu'il vit le militaire se lever, Andrea se dit qu'il ne pouvait pas lui en tenir rigueur. Il était du genre peu patient, et ce même dans une relation. Cependant, ayant rapidement compris que Matthew était de choqué de voir sa première relation commencer avec un homme. Le brun n'avait pas le droit de le presser en quoi que ce soit.
Bon, certes, il voulait aussi éviter un autre coup de poing. On était jamais sûr de rien avec Matthew.

Aussi, lorsque ce dernier revint l'embrasser, il savoura ce moment. Le laissant faire, refusant de s'en mêler et de risquer de lui faire peur, il lâcha un grognement de dépit lorsqu'il vit encore le blond s'en aller. Allons bon, qu'est-ce qu'il avait encore fait de mal pour le voir le fuir ?
Lâchant un petit rire en le voyant revenir, il le regarda fixement, mais jamais Matthew ne daigna lever les yeux vers lui. Attrapant les vêtements, Andrea enfila le T-Shirt, faisant passer son bras invalide dans la manche avan toute chose. Il avait développé une technique spéciale pour chaque geste commun, celui-ci en faisant bien évidemment partie.

Frustré de voir toujours Matthew la tête baissée, il s'approcha de lui. Il aurait pu le faire à pas de loup et essayer de le surprendre, mais il doutait de son propre équilibre, et bien que l'idée de tomber à la renverse sur lui soit tentante, il ne voulait pas l'effrayer.
Arrivé à quelques centimètres à peine de lui, Andrea passa un doigt sur l'arête de la joue du blond, avant de le mettre sous son menton pour lui relever la tête. Affichant un sourire tendre, il tenta de le rassurer, quoique très peu à même de décrypter le moindre signe chez lui tant il semblait tourmenté.
"" - Hey. C'était... magique. Mais tu t'es arrêté trop tôt pour que je puisse en profiter...
Il ne le forcerait pas, même plus du tout. Il avait bien compris que, si Matthew voulait aller lentement, il devrait s'adapter à son rythme. Il n'avait pas envie de risquer de lui faire peur ou, pire encore, de l'énerver encore une fois.
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Voilà. Il était gay. Définitivement gay. C'était à la fois douloureux et apaisant. Il se sentait bien tout en étant déconcerté. En fait, c'était la première fois qu'il regardait vraiment un homme ... Et celui-là avait tendance à lui plaire, avec ses cheveux ébouriffés qui avaient le don de le faire craquer.
Tendu, Matthew se releva pas les yeux quand Andrea s'approcha en silence. Au fond de lui, il savait qu'il avait peur. Qu'il était paniqué, même, par son incapacité à comprendre et à prévoir l'avenir. Il était à la merci d'Andrea.
Quand il sentit le doigt fin se balader le long de l'arête de sa mâchoire, tout son corps frissonna. Etait-ce de l'amour qu'on lui offrait ? Etait-il capable de le rendre en contrepartie ?
La main fragile d'Andrea lui releva la tête, Matthew étant incapable de résister d'une quelconque manière. Tout ce qu'il s'était forgé pendant toutes ces longues années de solitude venait de s'effondrer. Le bleu des yeux du jeune homme l'emporta de nouveau ailleurs, par leur charme et leur beauté. La phrase de celui-ci le rassura aussi, et il se permit même un petit sourire désolé.
Il était si près de ce jeune homme qu'il ne lui suffisait que d'avancer la main pour effleurer son torse, sa peau, sa personne. Mais ça, il en était incapable, malgré l'envie qui le tiraillait. Il avait peur d'aimer. Trop peur pour se jeter corps et âme dans cette étrange relation.

Prenant son courage à deux mains, il leva doucement le main, afin de réaliser, incertain, le même geste que celui qu'Andrea venait de lui faire. Il effleura minutieusement l'arête de sa mâchoire, hésitant, puis posa lentement ses lèvres sur celles du brun. C'était étrange, mais il ne se sentait pas capable d'aller plus loin que ce contact, bien qu'il en eut fort envie. Il aurait aimé entrouvrir ses lèvres et laisser Andrea le guider, mais était incapable de faire le premier pas. Après tout, depuis le début, il ne se contentait que de faire ce qu'Andrea lui avait déjà fait, de peur de faire une bêtise.

Soudain, il se rendit compte de la chose la plus importante de sa vie. Il aimait Andrea. Il l'aimait de toute son âme, il aimait tout de lui. Sa splendeur. Son odeur. Sa voix. Son rire. Il avait quelque chose d'envoûtant qui le rendait tellement parfait aux yeux de Matthew qu'il se dit une seconde qu'il ne pouvait pas croire que c'était réciproque.
Le baiser se prolongea, et si on aurait pu croire qu'il serait monotone, pour Matthew, c'était incroyablement satisfaisant et rassurant. Ce doux contact réchauffait son coeur. Il aurait voulu que cet instant dure toujours. Toutefois, quand son propre téléphone vibra dans sa poche, il retira ses lèvres dans un triste sourire. Il se sentait minable. Il resta près d'Andrea, sans doute trop près, mais même à cette courte distance, il pouvait sentir la douce chaleur qui émanait de son torse désormais recouvert d'un t-shirt, dommage.

Sortant son téléphone, il ouvrit le nouveau message qui arrivait d'un numéro à cinq chiffres. Sans y faire trop attention, il l'ouvrit, quand il se rendit compte que c'était une alerte des réseaux sociaux qui lui disaient qu'il venait d'être authentifié sur une photo. Une photo ? Comment ça une photo ? Fronçant les sourcils, Matthew se mit à faire les cent-pas en attendant que la foutue page internet se charge. Quand l'image apparue au centre de la photo pixelisée, il resta hébété quelques instants, les yeux écarquillés. Non de dieu.
La rage gagna ses veines dans un soubresaut, et le calme que lui avait procuré le baiser s'envola en un rien de temps. Matthew serra le téléphone pour regarder l'auteur de la photo. Quand il lu "Anonyme", s'en fut trop. Le téléphone lui "échappa" pour aller s'écraser violemment sur le mur à l'autre bout de la pièce, s'explosant en confetti. Il ressentit un fort besoin de se défouler, d'hurler, de boxer ce gamin qui avait du prendre la photo. Il se remit à faire les cent-pas, en insultant l'auteur de tous les noms. Non pas qu'il avait honte de s'afficher aux yeux des autres ainsi, mais le fait qu'on lui ait voler un moment précieux éparpilla un peu plus tout ses sentiments. Il aurait tellement voulu se défouler, mais il n'y avait rien pour cela. Il resta donc, tel un chacal en furie, à faire des allers-retours vitesse grand V dans le salon.

Une légère vibration le fit revenir à lui, et il se mit à fixer le téléphone d'Andrea, posé sur la table basse. Il jeta un regard terrifié à celui-ci et se précipita sur le téléphone. Evidemment, il venait de recevoir le même message. Il devait agir vite. Sans même demander la permission, il ouvrit la page, et tomba identiquement sur la même photo. Il jeta un coup d'oeil à la ronde, et fonça sur l'ordinateur portable d'Andrea, encore en veille. Il l'ouvrit, tapa rapidement quelques codes dans la barre d'exécution, et un nouvel écran s'alluma. C'était la page du réseau social. Il ouvrit le téléphone d'Andrea, vérifia que l'image était toujours présente, entra la bonne adresse, et tentant de se souvenir de ses quelques années de service informatique en remplacement à l'armée, il tapa plusieurs codes. Il n'avait pas vraiment le droit de faire ce qu'il faisait, et surtout pas en présence d'autrui, mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir confiance en Andrea. Une confiance sans faille.
Une adresse IP s'afficha, entièrement constituée de 00.00.00.00. Entre autre, une adresse piratée. Matthew s'énerva, vérifia le téléphone, et tenta de supprimer l'image. Evidemment, lui qui avait cru que ce n'était qu'un gamin, cet enfoiré avait aussi piraté le réseau pour implanter l'image dans le serveur.

Matthew s'écroula littéralement. Il n'avait rien à y faire. L'image était actuellement envoyée de boite mail en boite mail, et tous y avaient accès. Il fixa la photo affichée sur l'écran, complètement dépité. C'était terminé.
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Lorsque Matthew le toucha, Andrea ferma les yeux, submergé. S'il pouvait donner l'impression d'apprendre au militaire, ce dernier lui donnait également en retour. Il lui faisait découvrir à quel point il était capable de se laisser toucher, embrasser par un homme. A quel point il pouvait le poursuivre, l'embrasser sous la pluie, et supporter divers hématomes avant de percer tous ses secrets.
Oui, Matthew était en train de lui faire redécouvrir... Tout. Il l'impressionnait par sa force. Il l'émouvait par sa fragilité. Il lui faisait le plus grand des honneurs en l'acceptant tel qu'il était, invalide et plutôt chiant de surcroît. Il était fier dans sa bonté et peureux dans ses rêves.

Il ne fit rien, laissant le grand blond faire. Il ne dit rien de plus que l'embrasser, s'adaptant au rythme. Il le regarda consulter son téléphone, perdre ses moyens et commencer à arpenter son salon pour la dixième fois de la soirée.
Bon, la, il avait du mal à comprendre. Jusqu'à ce que, comme par miracle, son téléphone se manifeste aussi et qu'il voit s'afficher à l'écran la fameuse photo.
Merde pour la discrétion.

Alors il éclata de rire. C'était si drôle, eux qui se tournaient autour en se frappant et en d'insultant une heure plus tôt, de se retrouver trahis par un réseau social ! Cette photo leur rappelait combien ils auraient pût s'entendre plus tôt. Combien ils avaient perdu en temps et, par la même occasion, en discrétion.

Bientôt, son frère et sa sœur seraient au courant. Bientôt, ils verraient que leur grand dadet de frère avait fini par tourner la page. Même si c'était pour un homme. Ce qui, passé la joie de la nouvelle, les rendrait immédiatement perplexe. Voire énervé même.

Il s'approcha de Matthew, se posta devant lui, et posa son unique main sur son torse pour l'arrêter. Il ne voulait pas qu'il s'en fasse à propos de cette photo. C'était trop ridicule.
"" - Mat´, on s'en fout, Okay ? Ils savent pas ce qu'il se passe après, pas vrai ?
Il s'était promis de ne pas le brusquer, mais la situation l'exigeait. Andrea allait lui faire oublier cette photo, il allait lui montrer que rien n'était plus banal qu'un baiser sous la pluie.

Devant se mettre sur la pointe des pieds, puisque Matthew ne baissait pas la tête, le brun l'embrassa. Gardant sa main posée sur son torse qui lui permettait plus de profiter que de garder l'équilibre, il vint rapidement titiller les lèvres du militaire de sa langue, dans une demande muette de permission.
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La voix d'Andrea et la main qu'il venait de poser sur son torse avait suffit pour en terminer avec sa colère absurde. Il se contenta de fixer l'homme qui se tenait devant lui, perturbé. Comment faisait-il pour le calmer en claquant des doigts, lui qui se savait sanguin et nerveux ? Il acquiesça en silence, rongé par les remords. Il venait de détruire son téléphone, de foutre un bordel pas possible et de s'énerver comme un minable devant Andrea. Il était misérable.
Quand les lèvres du brun se posèrent sur les siennes, le coeur de Matthew s'emballa, et il eut l'impression d'étouffer. Sa main était toujours planté sur son torse, et il sentit qu'on lui volait ses sentiments. Il ne parvenait plus à calmer son rythme cardiaque, à être indifférent, il se sentait trahit par son corps lui-même. Il ne savait pas que faire, quand soudain, un contact doux et humide le ramena à la réalité. Andrea lui demandait sagement la permission. Un instant, ses lèvres se serrèrent, muées d'une imperceptible froideur, mais il finit par se détendre en se concentrant sur les sensations qu'il ressentait. Il n'était plus apte à refuser quoi que ce soit à Andrea de toute manière. Il lui était dévoué. Il ne s'appartenait plus.
Ses lèvres s'entrouvrirent timidement, et quand Andrea abattit toutes ses barrières, il se sentit bien. Comme sur un petit nuage. Il n'osait pas vraiment répondre, se contentant d'être immobile durant ce baiser magique. Son premier vrai baiser, empli d'amour et de tendresse.
Sans qu'il ne le remarque vraiment, sa propre main se posa sur celle d'Andrea, l'entourant de ses doigts, la serrant à la fois compulsivement et consciencieusement. Il aurait tellement aimé le prendre dans ses bras, à cet instant précis, le serrer contre lui, mais sa fierté, toujours et encore elle, le laissait de marbre, hésitant, incertain. Il n'avait jamais rien fait de ce qu'il était entrain de faire, et ça avait le don de le déstabiliser. Il lui avait fallut près de trente trois ans pour découvrir ce qu'était l'amour. Trente trois ans pour découvrir le bonheur d'aimer, et celui d'être aimé.
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(Explique moi comment tu arrives à faire en sorte que je relise tous tes RP 42 fois en pleurant comme une madeleine xD)

Dès lors que Matthew lui donna la permission, Andrea en profita. Certes, c'était presque outrageux de sa par de profite ainsi des faveurs d'un homme inexpérimenté. Mais il s'était rapidement vu drogué par cet homme, et comptait bien finir ivre de ses baisers. Ce programme réjouissant ne parvint qu'à faire s'emballer davantage les battements de son cœur.

Glissant sa langue dans la bouche entrouverte, il la dit jouer avec celle de Matthew, suivant le rythme des battements de son cœur qu'il sentait à travers la main posée sur son torse. Alors qu'il sentait à peine les pressions de Matthew, il commença à passer son pouce au-dessus de cette main pour venir la caresser doucement.

Rompant petit à petit le baiser, il n'écarta pourtant pas son visage de celui de Matthew, et lui offrir un sourire heureux, presque béat. Se remettant au sol normalement sur ses pieds, à plat, il commença à embrasser la peau tendre du cou du militaire, l'effleurant avec ses lèvres, avant de remonter petit à petit jusqu'à sa bouche.

Continuant à sourire, il fit passer sa main dans le dos de Matthew, caressant à travers le T-Shirt le collier de perles de la colonne vertébrale. Leurs lèvres à peine à quelques millimètres l'une de l'autre, il l'invita à prendre ses marques, lui aussi.
"" - A ton tour...
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Matthew se laissa faire tendrement, savourant le contact de sa langue contre la sienne. Il ne put s'empêcher de frissonner en sentant les caresses de plus en plus directes d'Andrea. Il explora son dos, son cou. Leurs souffles se mêlaient, étrangement sereins, malgré les battements fous de leur deux coeur. L'amour que laissait transparaître les gestes d'Andrea l'émurent, et l'incitèrent à faire de même. Prudemment, l'ex-militaire posa sa main sur le torse de celui qu'il aimait, ressentant paisiblement les battements rapides du coeur du jeune homme.
Matthew osa enfin sceller ses lèvres sur celles de son amour, légèrement entrouvertes, et glissa timidement et maladroitement sa langue entre ses lèvres. Il avait peur, terriblement peur. Il était terrifié. Horrifié. Il ne savait pas ce qu'il faisait, mais il tentait de le faire bien. Sa langue s'enroula autour de celle d'Andrea, entamant une danse lente et agréable.

Il laissa ses mains glisser vers les cotes de son partenaire, avant de partir à l'exploration de son dos. A mesure qu'il s'aventurait vers sa colonne vertébral, son corps se collait à celui d'Andrea, amoureusement enlacé. La chaleur de son corps était terriblement réconfortant, et il le serrait de plus en plus fort. Ses muscles se tendaient compulsivement, et il ne put s'empêcher de prendre de plus en plus d'assurance dans ses baisers. Finalement, il rompit tendrement son baiser, et écarta son visage de quelques centimètres. Il lui saisit le menton et resta immobile, à le fixer droit dans les yeux.
Il ressentait des sentiments envers lui. Andrea en était-il conscient ? Pouvait-il le lire dans ses yeux ?



[Heureuse de t'émouvoir !]
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Il était heureux. Vraiment. Parfaitement, complètement, pleinement heureux. Les baisers de Matthew le ravissaient. Il oubliait tout, jusqu'à son nom et ce qu'il faisait ici. Il savait juste qu'il ne s'était plus senti aussi bien, aussi complet depuis... Trop longtemps. Il savourait ce moment, ayant presque peur qu'il ne le lui soit retiré immédiatement après tant il était agréable.

Il laissa Matthew faire comme il le lui avait proposé, savourant le contact de ses mains dans son dos, sur son torse. Il releva la tête lorsqu'il le lui intima. Il le regarda le regarder, ses pupilles bleues brillantes. Pour un peu, il en aurait presque pleuré. Mais il ne pouvait pas. Il n'aurait pas compris. Et même Andrea n'aurait pas pu lui expliquer.

Il s'apprêtait à dire quelque chose, visiblement. Cependant, le militaire restait toujours désespérément muet.
Mais tous les deux savaient pertinemment ce qui couvait entre eux. Des mots qui, pour le moment, n'avaient pas encore été dits. Des mots que même la pensée n'osait pas énoncer.

Prenant son courage à deux mains, Andrea s'affala dans les bras du grand blond, respirant l'odeur de sa peau doucement, réussissant enfin à calmer son rythme cardiaque. Il savait que désormais, quoi qu'il fasse, quoi qu'il tente, il se souviendrait de l'odeur de sa peau. Il pourrait retrouver à l'odeur son cher militaire. Son cher Matthew. Son cher amour.
"" - Je t'aime.

Il avait lâché ça dans un soupir, contre le corps musclé et rassurant de Matthew. Avec lui à côté, il n'avait plus peur. Il ne voyait plus sa vie comme futile, mais il commençait enfin à entrevoir une lumière au bout du tunnel. Tout d'un coup, le fait de vivier handicapé à vie, avec un seul bras pour faire le travail de deux, ne lui fit plus peur. Il savait, comme mût par un espoir certain, que désormais Matthew serait la pour l'aider.
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Matthew se sentait mieux. La peur quittait peu à peu ses veines, remplacée par un sentiment de plaisance absolue. Il avait enfin le droit au bonheur. Quand Andrea se glissa dans ses bras pour se lover contre lui, il le laissa faire, resserrant même sa prise sur son corps. Ses mains glissaient dans son dos, dans ce qu'il espérait être une douce caresse rassurante, en faisant quelques doux bisous dans son cou quand il le pouvait.

Andrea lâcha la douce phrase qu'il attendait tant, ce fut avec une extrême tendresse qu'il s'écarta pour l'embrasser à nouveau. Entre deux baisers, il déclara dans un murmure :

- Moi aussi, je t'aime Andrea.

Voilà. C'était dit. Jamais plus il ne tomberait dans cette dépression inutile et désagréable qui le gagnait chaque fois qu'il pensait à sa carrière terminée. Au contraire, à présent, ça le rendait presque heureux de savoir que grâce à ça, il avait rencontré l'Amour de sa vie. Il était gay, et alors. Gay, mais heureux. Alors que tout ceux qui ne sont pas du même avis aillent se faire foutre. Il avait gagné en quelques heures bien plus de bonheur que dans toute sa vie. Il était enfin entier.

Il recula d'un pas, rompant son étreinte, avant d'observer le jeune homme face à lui de la tête aux pieds. Il était tout simplement sublime, malgré sa maigreur apparente. Matthew se promit de prendre soin de cette fragile petite chose jusqu'à la fin de ses jours.
Il franchit de nouveau les quelques mètres qui les séparaient, lui attrapa sa main valide avant de se diriger vers la cuisine. Depuis leur rencontre, l'ex-militaire était devenu une autre personne. Pleinement heureux, il s'avança au milieu du bordel ambiant, et sortit du frigo des oeufs, du fromage, des lardons et des pommes de terres. Il fit un grand sourire avant de se gratter la tempe d'un air désolé :

- Je crois que j'ai faim ...
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Cette fois-ci, même pas besoin de demander. Matthew, contre toute attente, continua à l'embrasser. Après lui avoir retourné les mots si pleins d'émotions, il le prit dans ses bras, faisant un instant regretter à Andrea de ne plus pouvoir le faire. Oui, encore une autre chose qui ne lui avait pas effleuré l'esprit lorsqu'on lui avait annoncé son nouvel handicap. Il avait eu peur pour cuisiner, pour s'habiller...mais certainement pas pour faire des câlins.

Le blond le tira dans la cuisine, et croisant -le- bras sur sa poitrine, il regarda avec un sourire amusé, il regarda avec amusement Matthew vider son frigo, et réclamer à corps et à cris son dîner. Lui attrapant le T-Shirt pour lui déposer un petit baiser sur les lèvres, Andrea prit ses positions dans la cuisine. 
Il avait l'habitude, et bientôt les œufs cuisaient dans une poêle avec les pommes de terre. En ajoutant une pincée d'herbes de Provence, il entendit pour la première fois un grattement à la porte. 
- Merde, les chiens ! Tu surveille la poêle ?

Sans même attendre sa réponse, il partit ouvrir à ses deux animaux. Trempés jusqu'aux os, il rentrèrent la tête basse, acceptant tout juste les caresses de leur maître. Gepetto, s'étant dirigé vers la cuisine pour boire, vit Matthew. S'ensuivit un grognement féroce, qui ne pût que faire rire aux éclats Andrea. 

- Viens là Mat´. Il va bien falloir qu'il s'habitue à toi...
Il lui offrit un sourire presque gêné en caressant la tête de ses deux chiens, à présent visiblement ligués contre le militaire qui, il l'espérait, allait finir par les côtoyer au quotidien. Quoique, vu à quel point il tenait déjà à lui, Andrea n'allait pas lui laisser beaucoup le choix...
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L'omelette était presque cuite, quand Andrea s'éloigna pour ouvrir la porte aux chiens. Matthew se tendit, les surveillant du coin de l'oeil. Ils étaient dégoulinants, tête basse. Evidemment, il eut le droit à toutes sortes de grognements et de jappements menaçants dès leur entrée dans la cuisine, auxquels il répondit d'un regard noir. Il soupira, et, ne pouvait faire autre chose que d'obéir à Andrea, il s'approcha des deux chiens, qui lâchèrent de concert un grognement on ne peut plus significatif. Ils le détestaient purement et simplement. En même temps, il avait donné un bon coup de pied à ce cher cabot et les avaient tout bonnement enfermé dehors pendant près d'une heure.
Andrea, visiblement gêné, caressait calmement les deux chiens, surement un peu déboussolé. Evidemment, il n'était pas au courant de leur légère altercation. Lâchant un petit rire ironique, il dévisagea le petit brun, et déclara d'une voix presque joyeuse :

- J'ai l'impression qu'ils ne sont pas d'accord avec toi à mon sujet ...

Evidemment, ça allait être compliqué. Matthew n'avait pas envie qu'Andrea se sépare de ses chiens par sa faute, et au fond de lui, l'ex-militaire espérait rester encore dans ce joli appartement. En pensant ceci, des tas de situations lui vinrent à l'esprit, plus étranges les unes que les autres. Il haussa un sourcil, avant de jeter un coup d'oeil à l'horloge de la pièce. 22h30. Déjà tard.

Après un dernier coup d'oeil aux chiens, il haussa les épaules, et en revint à sa poêle. Une idée étrange l'effleura. Il se retourna d'un coup, un grand sourire sur les lèvres :

- Ca te dérange si je squatte la nuit ?

Bon, certes, il espérait squatter plus que la nuit, mais demain serait un autre jour, ils auraient le temps d'y penser. Tout s'enchaîner si vite. Le jour précédent encore, il vivait au passé, ne ressassant que ce qu'il avait perdu. Et, à présent, il osait enfin penser à l'avenir. Un avenir aux côtés d'Andrea.
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Les chiens n'étaient pas d'accord, aussi Andrea les congédia-t-il d'un ordre bref en anglais. Les punir de leur mauvaise conduite était le seul moyen de leur faire comprendre que c'était un mauvais comportement, qu'ils avaient interdiction de reproduire. Il leva un visage tout sourire vers Matthew lorsque ce dernier lui posa la fameuse question. Avec un sourire presque carnassier, il se releva, le fixant intensément.
"" - Je ne t'aurais de toutes façons pas autorisé à repartir, je pense. Ou, du moins, je me serais débrouillé pour te faire regretter de partir si vite.

Il se leva, fit sauter une dernière fois l'omelette dans la poêle, avant de la répartir dans deux assiettes sorties comme par magie du placard. Bon. peut-être pas par magie non plus, mais au moins presque. Tendant son assiette à Matthew en lui volant un baiser, il lui proposa plusieurs solutions.
"" - Le canapé, la cuisine, la table du salon ?

Il préférait très nettement le canapé, mais ne souhaitait pas forcément devoir en expliquer les raisons au beau blond. Non pas qu'il soit gêné de son attirance pour lui, d'ailleurs il devait l'avoir remarqué, sinon ce serait un comble. Mais Andrea avait bien compris que, s'il avait fait découvrir les baisers à son militaire, ce n'était que la première des choses sur une longue liste. Pour autant, le défi lui plaisait plus que tout, et jamais il n'aurait pu être plus heureux qu'à la simple idée de garder Matthew pour la nuit.
Il était mesquin, mais le cachait bien.
Ou, plus simplement, amoureux.
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L'homme semblait se réjouir autant que Matthew du fait que celui-ci était "obligé" de rester. Il le fixait avec une telle intensité que l'ex-militaire se sentit chavirer. Au fur et à mesure, l'amour que ressentait Andrea pour lui le rendait de plus en plus ému. Il se sentait aimé autant qu'il aimait, et c'était la plus belle chose qui ne lui était jamais arrivée jusqu'à ce jour.
Après avoir récupéré l'assiette puis le baiser, il opta pour le canapé, où il se dit secrètement qu'il allait être plus proche du beau brun. Il s'y dirigea d'un pas lent, en attendant sagement Andrea, puis s'y assit calmement pour ne pas renverser son assiette. Le fumet qui se dégageait de celle-ci fit gargouiller bruyamment son estomac, uniquement rempli par les sandwichs de son hôte depuis les deux derniers jours. Une fois assis, Andrea à ses côtés, il découpa un bout d'omelette, et l'enfonça dans sa bouche, comme s'il n'avait pas mangé depuis deux mois. Hélas, il s'en rendit compte trop tard, et adressa un regard désolé au brun, avant de se mettre à manger plus calmement. Ses habitudes de militaire étaient tellement difficiles à oublier, qu'il devait réfléchir à deux fois avant de prendre une bouchée de nourriture.
En moins d'une minute, il avait malgré tout finit son assiette en se rendant compte que la présence d'Andrea lui rendait son appétit perdu. Il posa son assiette sur la table basse, pour s'emparer du bras de son amour, attendant patiemment qu'il ait finit son assiette.

Il eut ainsi le temps de penser à la nuit qu'il allait passer dans ce lieu. Il était gêné, mais ne pouvait pas s'imposer ainsi. Il décida mentalement de refuser catégoriquement de dormir dans le même lit qu'Andrea, se disant que c'était inimaginable. Et puis, le canapé était vraiment très confortable.
Certes, de toute manière, il n'espérait pas fermer l'oeil de la nuit, et aurait sans doute apprécier de pouvoir observer le visage endormi d'Andrea, de pouvoir écouter son souffle régulier. Le temps passerait sans aucun doute plus vite. Mais c'était hors de question.
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Il avait choisi le canapé. Lisait-il dans ses pensées, en plus ? Certainement pas. Sinon il aurait fuit très très vite. Le suivant tranquillement, il le regarda amusé se jeter littéralement sur son assiette. Mangeait-on bien à l'armée ? Andrea en doutait fortement. Si les militaires étaient tous aussi bien bâtis, c'était uniquement du aux rations énormes de féculents de cantine et aux heures incalculables de temps d'entraînement. Le corps frêle du l'anglais n'aurait pas pu survivre une semaine à ce rythme. Au rythme ou à la nourriture, d'ailleurs.

Posant son assiette sur la table basse et décourageant d'un regard noir le moindre chien de venir lécher les miettes d'omelette, il se pelotonna dans le fond du canapé, confortablement installé. Avec un soupir bienheureux, il logea sa tête sur l'épaule de Matthew, savourant le fait qu'il soit légèrement plus grand et par conséquent pile à la bonne taille pour lui servir d'oreiller.

Fermant les yeux, il profita une fois encore de la force tranquille de Matthew. Pour lui, si frêle, c'était plus qu'agréable de se savoir porté contre vents et marées. Contre une simple pluie dehors, d'ailleurs.
Il posa sa main sur celle de Matthew qui tenait toujours son bras, caressant du bout des doigts ses phalanges. Il avait toujours le gros défaut d'être particulièrement "tactile", d'avoir toujours détesté être trop longtemps de celle qu'il aimait. Désormais ce serait celui, mais visiblement son comportement n'allait pas changer pour autant.

Continuant à caresser la main de Matthew et se pelotonnant toujours plus contre lui, il ferma lentement les yeux.
"" - Tu veux bien me dire pourquoi tu es ici et pas à l'armée, cette fois ?

Il avait toujours été d'un naturel très curieux, et cet homme-là l'intriguait plus que tout. Il voulait tout savoir de lui, partager son passé, et par la même occasion se renseigner sur la vie qu'avait du vivre son père.
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Andrea finit tranquillement de manger, et se lova amoureusement contre lui. Au bout de quelques secondes, il posa sa tête sur son épaule, et Matthew le laissa faire, heureux. Il se serra un peu plus contre lui, gardant le silence, en savourant patiemment toutes ces nouvelles émotions qui le submergeaient une à une. Il sourit intérieurement, bien que personne ne put vraiment le remarquer, et laissa Andrea caresser sa main. Il se sentait paisible, presque ailleurs. Il se laissa aller à caresser le visage du jeune homme, suivant du bout des doigts l'arête de son nez, le contour de sa bouche.
Quand le brun lui posa la question d'un ton naturel, il hésita à lui répondre, mais décida tout bonnement de tout lui exposer. Il voulait être lui, et n'avoir rien besoin de lui cacher.

- Au cours d'une mission au Nigéria, un de mes coéquipiers s'est fait toucher à la jambe. Je l'ai aidé à se sortir de la misère au prix d'une balle dans l'épaule.

Il fit une pause, se releva un petit peu, sans déranger tout de même Andrea, appuyé sur son épaule. Il se mit à réciter, sans même avoir besoin de réfléchir :

- Balle de M200 Cheytac logée dans l'épaule gauche ayant ravagé la tête humérale, la glène, et une partie de l'omoplate scapula (ayant déjà nécessité une opération lourde). Par la suite, diagnostiqué une faiblesse chronique de l'épaule gauche nécessitant un suivi médical ainsi qu'une rééducation du bras gauche et de l'épaule endommagée (développement d'une musculature adaptée pour ralentir la dégénérescence osseuse). Interdiction formelle de pratiquer un sport nécessitant l'usage conséquent de l'épaule endommagée, et donc du bras gauche tout entier (or nouvel ordre médical).

Il lui fit un triste sourire, avant d'hausser les épaules, et de le fixer, son visage à quelques centimètres de celui d'Andrea :

- Et voilà comment je me retrouve dans tes bras à 23h. Et, je ne regrette rien.

Il posa tendrement ses lèvres sur celles d'Andrea, partageant son amour et sa tendresse.
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Avec un sourire heureux, Andrea écouta Matthew lui raconter une belle histoire. Certes, elle n'était pas particulièrement drôle, et malgré tout le vocabulaire médical et militaire, il lui semblait qu'il avait du beaucoup souffrir. Ainsi donc, il n'avait pas quitté l'armée de son plein gré. Il avait été purement et simplement renvoyé, congédié, sous couvert de raison médicale.
Ainsi donc, il avait souffert physique, tout d'abord. La guerre, c'était moche, mais encore plus vue de près. La cicatrice sur l'épaule, celle qui l'avait mis sur la voie de la carrière militaire... Il ne s'était pas trompé.
Il avait failli perdre son militaire, et ne jamais le connaître.
La guerre, c'était moche.

Lorsque Matthew souligna sa position exacte à ce jour, Andrea afficha un franc sourire. Certes. Lui-même ne regrettait en ce moment pas le fait d'avoir vécu l'incendie et perdu son bras. Sinon, il n'aurait certainement jamais rencontré son militaire. Son beau, son fort, son amour de militaire.
L'annonce de l'heure lui arracha un bâillement. Il n'avait jamais beaucoup dormi, et son séjour sous la pluie additionné avec le choc des coups de Matthew, celui lui révélant qu'il était finalement gay... Les émotions creusent les appétits et, une fois ce dernier satisfait, l'heure de dormir venait.

En doutant fortement de sa résolution à dormir vu que Matthew restait ici, il n'afficha pourtant aucun changement ni de ton ni de position quand il lui présenta sa suggestion.
"" - Déjà si tard ? Je crains que tu ne doives porter ton homme jusqu'à son lit si on ne va se coucher maintenant...

L'inconscient étant toujours plus fort que tout, cette simple pensée lui arracha un autre bâillement, qu'il essaya en vain de retenir.
La résolution de Matthew de dormir ici résonnait encore dans sa tête. Il ne savait pas si le militaire voulait aller plus loin ce soir. Il lui avait déjà causé pas mal d'émotions aujourd'hui, et Andrea savait qu'il n'arriverait pas à lui en tenir rigueur s'il voulait juste s'endormir tranquillement. Bien qu'il ne sache pas encore s'il parviendrait à dormir à côté d'un Matthew en "tenue légère", il se promit à l'avance de se gendarmer.
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